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Nouveau contrat type de bail au 1er octobre 2026 : ce qui change pour le bailleur et le locataire
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Nouveau contrat type de bail au 1er octobre 2026 : ce qui change pour le bailleur et le locataire

Publié le 27 septembre 2026

À compter du 1er octobre 2026, tout bail d'habitation conclu ou renouvelé en France doit suivre un contrat type mis à jour. Le changement vient du décret n° 2026-596 du 6 juillet 2026. Le texte est court, et l'essentiel du bail reste identique. Mais une clause est désormais rédigée par l'État mot pour mot, et un bail tiré d'un ancien modèle ne sera plus conforme. Ce guide explique ce qui change, ce qui ne change pas, et ce qu'il faut vérifier avant de signer.

En bref

  • Le décret n° 2026-596 du 6 juillet 2026 modifie les contrats types du décret n° 2015-587. Il s'applique aux baux conclus ou renouvelés à compter du 1er octobre 2026.
  • La clause résolutoire devient un paragraphe à texte fixe. Elle vise le défaut de paiement du loyer, des charges et du dépôt de garantie, et ne produit effet que six semaines après un commandement de payer.
  • Une nouvelle mention, la servitude de résidence principale, ne concerne que les logements soumis à l'article L. 151-14-1 du code de l'urbanisme.
  • Le numéro de téléphone portable du bailleur et du locataire peut figurer au bail. Il est facultatif.
  • Les durées, les plafonds de dépôt de garantie, les préavis et les annexes obligatoires sont inchangés.

Ce qu'est le décret, et quand il s'applique

Depuis 2015, le bail d'une résidence principale doit respecter un contrat type fixé par le décret n° 2015-587. Il en existe deux : l'annexe 1 pour le logement loué vide, l'annexe 2 pour le logement meublé. Chacun compte onze rubriques, de la désignation des parties (I) aux annexes (XI).

Le décret n° 2026-596 du 6 juillet 2026 a été publié au Journal officiel du 7 juillet 2026. Il modifie les deux contrats types. Son article 3 en fixe la date : il s'applique aux contrats conclus ou renouvelés à compter du 1er octobre 2026.

Deux conséquences :

• Un bail signé avant le 1er octobre 2026 n'est pas réécrit. Il garde sa rédaction.

• Un bail signé à partir de cette date doit porter la nouvelle rédaction, même si le modèle du bailleur était conforme en septembre.

Le texte consolidé se lit sur Légifrance.

Les cinq modifications, une par une

Le décret apporte cinq modifications à chaque contrat type.

Où dans le bailCe qui changeQui est concerné
---------
Champ du contrat typeUne référence est mise à jour (l'article L. 831-1 du code de la construction et de l'habitation remplace l'article L. 351-2)Personne en pratique : c'est une correction technique
I. Parties, bailleurLe numéro de téléphone portable du bailleur peut être ajouté, à titre facultatifTous les baux
I. Parties, locataireLe numéro de téléphone portable du locataire peut être ajouté, à titre facultatifTous les baux
II. B. Destination des locauxNouvelle mention : servitude de résidence principaleSeuls les logements soumis à l'article L. 151-14-1 du code de l'urbanisme
VIII. Clause résolutoireLa clause devient un paragraphe à texte fixe, avec des motifs facultatifsTous les baux

Les deux dernières sont celles qui comptent.

La clause résolutoire : désormais rédigée pour vous

La clause résolutoire met fin au bail de plein droit lorsque le locataire manque à certaines obligations. Jusqu'ici, chaque bailleur la rédigeait à sa façon. Le contrat type en fixe maintenant le premier paragraphe :

« Le contrat de location est résilié de plein droit pour défaut de paiement du loyer ou des charges aux termes convenus ou pour non versement du dépôt de garantie. La clause de résiliation de plein droit ne produit effet que six semaines après la date d'un commandement de payer demeuré infructueux. »

Le délai de six semaines n'est pas nouveau. Il figure à l'article 24 de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 depuis le 29 juillet 2023. Ce qui est nouveau, c'est que le bail doit le dire dans ces termes.

Le contrat type admet ensuite des motifs facultatifs, que les parties peuvent ajouter :

• le défaut d'assurance du locataire, avec effet un mois après un commandement ;

• les troubles de voisinage, lorsqu'ils sont constatés par une décision de justice passée en force de chose jugée ;

• pour les logements soumis à la servitude de résidence principale, le fait de ne pas y habiter à titre de résidence principale.

Le bailleur ne peut ajouter aucun autre motif. L'article 4 de la loi de 1989 le répute non écrit.

La servitude de résidence principale : un cas rare

Depuis la loi n° 2024-1039 du 19 novembre 2024, une commune peut imposer que les logements neufs de certains secteurs soient occupés uniquement à titre de résidence principale. C'est la servitude de résidence principale, prévue à l'article L. 151-14-1 du code de l'urbanisme.

Lorsque le logement est soumis à cette obligation, le bail doit désormais le mentionner, à la rubrique II. B. Le locataire s'engage alors à l'occuper à titre de résidence principale. L'article 7 de la loi de 1989 en fait une obligation du locataire.

La plupart des logements ne sont pas concernés. La mention est précédée de « le cas échéant » : elle ne figure que lorsqu'elle s'applique. En cas de doute, interrogez la mairie de la commune.

Ce qui ne change pas

Le décret ne touche pas aux règles les plus demandées.

RègleLogement videLogement meublé
---------
Durée minimale3 ans, ou 6 ans lorsque le bailleur est une personne morale (une société civile familiale relève de la durée de 3 ans)1 an, ou 9 mois pour un étudiant
Plafond du dépôt de garantie1 mois de loyer hors charges2 mois de loyer hors charges
Préavis du locataire3 mois, ou 1 mois dans les cas prévus par la loi1 mois
Préavis du bailleur6 mois, pour le terme du bail3 mois, pour le terme du bail

Les annexes obligatoires sont les mêmes : la notice d'information, le dossier de diagnostic technique dont le DPE, l'état des lieux d'entrée et, pour un meublé, l'inventaire du mobilier.

Pour le détail, voir nos guides sur le dépôt de garantie, le préavis du locataire et le bail en général.

Ce qu'il faut vérifier avant de signer

Si vous êtes bailleur

  1. Vérifiez la date de votre modèle de bail. Un modèle mis à jour avant juillet 2026 ne porte pas la nouvelle clause.
  2. Relisez la rubrique VIII. Son premier paragraphe doit reprendre le texte officiel ci-dessus.
  3. Vérifiez que le bail suit les onze rubriques du contrat type, dans l'ordre.
  4. N'ajoutez pas de pénalités de retard. L'article 4 de la loi de 1989 les interdit.
  5. Pour un logement récent, demandez à la mairie s'il est soumis à la servitude de résidence principale.

Si vous êtes locataire

  1. Cherchez la mention du décret, ou du contrat type, près du titre.
  2. Relisez la rubrique VIII. Elle ne doit citer que les motifs listés plus haut.
  3. Vérifiez les mentions qui vous protègent : la surface habitable, le loyer, le dépôt de garantie, la classe du DPE.
  4. Chaque partie peut exiger de l'autre, à tout moment, un contrat conforme à la loi. C'est l'article 3 de la loi de 1989.

Établir un bail conforme avec AdminLanding

Le générateur de bail d'AdminLanding suit le contrat type rubrique par rubrique, pour le bail meublé comme pour le bail vide. Les paragraphes à texte fixe sont imprimés mot pour mot.

Un champ laissé vide est imprimé en blanc. Le générateur ne renseigne aucune valeur à votre place. Avant de générer, il indique les mentions qui resteraient en blanc, pour que vous puissiez les compléter. Et il refuse, avant tout débit, un bail manifestement contraire à la loi, par exemple un dépôt de garantie supérieur au plafond légal.

Votre premier bien est gratuit. Voir le générateur de bail.

Cet article est une information générale. Il ne constitue pas un conseil juridique.

Questions fréquentes

Mon bail en cours devient-il irrégulier au 1er octobre 2026 ?

Non. Le décret s'applique aux baux conclus ou renouvelés à compter du 1er octobre 2026. Un bail signé avant cette date garde sa rédaction.

Qu'est-ce que la clause résolutoire ?

C'est la clause qui met fin au bail de plein droit lorsque le locataire ne paie pas le loyer, les charges ou le dépôt de garantie. Elle ne produit effet que six semaines après un commandement de payer, délivré par un commissaire de justice, resté sans suite. Une expulsion suppose toujours une décision de justice.

Le délai de six semaines est-il nouveau ?

Non. Il figure à l'article 24 de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 depuis le 29 juillet 2023. Le décret impose au bail de le dire en termes fixes.

Dois-je indiquer mon numéro de téléphone portable dans le bail ?

Non. Le contrat type prévoit désormais le numéro de portable du bailleur et du locataire, et précise qu'il est facultatif.

Qu'est-ce que la servitude de résidence principale ?

C'est l'obligation, fixée par certaines communes pour les logements neufs de secteurs délimités, d'occuper le logement uniquement à titre de résidence principale. Elle résulte de l'article L. 151-14-1 du code de l'urbanisme. Le bail ne la mentionne que si le logement est concerné.

Le bailleur peut-il ajouter d'autres motifs de résiliation de plein droit ?

Non. Au-delà du loyer, des charges et du dépôt de garantie impayés, la loi n'admet que le défaut d'assurance du locataire, les troubles de voisinage constatés par une décision de justice passée en force de chose jugée et, lorsqu'elle s'applique, la violation de l'obligation de résidence principale. Tout autre motif est réputé non écrit en vertu de l'article 4 de la loi de 1989.

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Conclusion : Le changement d'octobre 2026 est modeste sur le papier et facile à manquer. Une clause est désormais rédigée par l'État, une mention rare s'ajoute, et deux numéros de téléphone deviennent possibles. Le reste du bail ne bouge pas. Le risque pratique est simple : un bail tiré d'un modèle antérieur à juillet 2026 ne correspond plus au contrat type. Vérifiez la date de votre modèle avant de signer.

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À propos de l'auteur :

Julien Maurice est le fondateur d'AdminLanding et rédige les guides éditoriaux d'ExpatAdminHub sur la vie d'expatrié en Europe, le travail frontalier France-Suisse et les démarches administratives françaises. Contact : [email protected]

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