ExpatAdminHubGuide pour expatriés européens
EN
Menu▾
AccueilConfidentialitéCookiesÀ proposContact
Tous les guidesPréparationLogementFinanceSantéTravailFamille
ExpatAdminHubGuide pour expatriés européens
AccueilConfidentialitéCookiesÀ proposContact
Catégories
Tous les guidesPréparation (checklists, visas, déménagement)Logement (location, services, quartiers)Finance (banque, impôts, budget)Santé (assurance, médecins, pharmacies)Travail (emploi, contrats, permis de travail)Famille (écoles, garde d'enfants, vie familiale)Culture (langue, coutumes, intégration)
EN

ExpatAdminHub

Guides pratiques pour les expatriés européens : administratif, logement, santé et vie quotidienne à l'étranger.

Navigation

AccueilÀ proposAuteur : Julien MauriceContactConfidentialitéConditionsPlan du site

Restez informé

1 conseil par semaine, pas de spam.

© 2026 ExpatAdminHub · Guide pour expatriés européens.
EN
  1. Accueil
  2. Blog
  3. Logement
  4. Dépôt de garantie en location : règles, retenues, délais de restitution et litiges (côté bailleur)
Dépôt de garantie en location : règles, retenues, délais de restitution et litiges (côté bailleur)
Cet article existe aussi en anglais.
Read in English →

Série bail et location en France

  • Révision de loyer IRL (guide bailleur)
  • Charges récupérables
  • Donner congé au locataire
  • Courte durée : les règles du meublé de tourisme
  • Rent by AL : mise à jour app + web
  • Droits du locataire : dépôt, travaux, preuve
  • Impôt locatif du bailleur non-résident (2044)
  • Fiscalité LMNP : micro-BIC ou réel
  • Bail de location : le guide complet
  • Obligations du bailleur : la quittance
  • Modèle gratuit de quittance (guide légal)

Dépôt de garantie en location : règles, retenues, délais de restitution et litiges (côté bailleur)

Publié le 7 juillet 2026

Peu de moments crispent autant une location que le jour de la remise des clés, quand le locataire réclame son dépôt de garantie. En France, ce dépôt est strictement encadré : le montant que vous pouvez exiger, ce que vous pouvez retenir et — surtout — le délai dans lequel vous devez le restituer sont fixés par la loi, pas par le bail. Une erreur de délai ou de justificatif ne se solde pas par un simple remboursement : elle peut vous coûter une pénalité légale en plus. Ce guide s'adresse aux bailleurs qui veulent des retenues licites et défendables. Il détaille le plafond légal, le rôle décisif de l'état des lieux, le délai de un ou deux mois, les retenues qui tiennent réellement, la règle propre à la copropriété pour les charges, la pénalité de retard et les recours du locataire. Le cadre découle de la [loi n°89-462 du 6 juillet 1989 (art. 22), synthétisée sur service-public.fr](https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F31269). Ceci est une information, non un conseil juridique personnalisé : vérifiez chaque chiffre à la source officielle avant d'agir.

En bref

  • Plafond légal : le dépôt ne peut excéder 1 mois de loyer hors charges en location vide (loi 89-462, art. 22) ou 2 mois en meublé (art. 25-6). Le bail mobilité n'autorise aucun dépôt.
  • Délai de restitution : 1 mois à compter de la remise des clés si l'état des lieux de sortie est conforme à celui d'entrée, sinon 2 mois en cas de retenues justifiées (art. 22).
  • Pénalité de retard : la somme restant due est majorée de 10 % du loyer mensuel (hors charges) par mois de retard commencé — sauf si le locataire n'a pas communiqué sa nouvelle adresse.
  • Provision copropriété : en immeuble collectif, le bailleur peut conserver jusqu'à 20 % du dépôt dans l'attente de l'arrêté annuel des comptes, puis régulariser dans le mois suivant leur approbation.
  • Retenues à justifier : loyers impayés, charges dues après régularisation et dégradations imputables au locataire uniquement — prouvés par l'état des lieux et des devis/factures ; la vétusté (usure normale) n'est jamais déductible (décret n°2016-382).
  • Information, non conseil personnalisé : confirmez les chiffres en vigueur sur service-public.fr ou auprès de l'ANIL avant de retenir le moindre euro.

1. Le montant que vous pouvez exiger : le plafond légal

Le dépôt est plafonné par la loi ; toute clause exigeant davantage est réputée non écrite pour l'excédent.

  • Location vide (bail vide) : maximum 1 mois de loyer hors charges (loyer en principal), art. 22 de la loi n°89-462.
  • Location meublée (bail meublé) : maximum 2 mois de loyer hors charges, art. 25-6 de la même loi.
  • Bail mobilité (1 à 10 mois, meublé) : aucun dépôt n'est autorisé (art. 25-17).

Deux points souvent oubliés :

  1. Le plafond se calcule sur le loyer hors charges, et non sur le montant global appelé.
  2. Le montant du dépôt est figé pour toute la durée du bail : vous ne pouvez pas demander un complément lors de la révision annuelle du loyer. Il n'est réévalué que lors d'une véritable nouvelle location.

2. L'état des lieux : votre base de preuve

Presque tout litige sur le dépôt est en réalité un désaccord sur l'état des lieux. Une retenue n'est défendable que si vous démontrez, ligne à ligne, que le logement est rendu dans un état plus dégradé qu'à l'entrée — au-delà du vieillissement normal.

  • Un état des lieux d'entrée détaillé et un état des lieux de sortie comparable forment le couple de documents qui justifie — ou détruit — toute retenue. Sans état des lieux d'entrée, le logement est en principe présumé rendu en bon état.
  • Le décret n°2016-382 du 30 mars 2016 fixe le contenu de l'état des lieux et définit la vétusté — l'usure « résultant du temps ou de l'usage normal » — qui ne peut pas être facturée au locataire.
  • Seules les dégradations anormales ou un défaut d'entretien imputables au locataire peuvent être retenues.
  • Une grille de vétusté (convenue à la signature) applique des coefficients d'abattement annuels à des postes comme la peinture ou les sols : une moquette de cinq ans n'est jamais facturée comme neuve. Elle désamorce la plupart des litiges.

3. Délais de restitution : un mois ou deux mois

Le délai court à partir de la remise des clés (en main propre ou par lettre recommandée), et non du départ du locataire. Il dépend entièrement de la comparaison des états des lieux.

SituationDélaiPoint de départ
---------
État des lieux de sortie conforme à l'entrée — aucune retenue1 moisRemise des clés
Différences / retenues justifiées2 moisRemise des clés
Immeuble en copropriété, charges non arrêtéesjusqu'à 20 % conservés jusqu'à l'arrêté des comptes, puis 1 mois pour régulariserApprobation des comptes

Bonne pratique : réaliser l'état des lieux de sortie le jour même de la remise des clés, pour que les deux compteurs démarrent ensemble. Si vous comptez retenir, adressez au locataire un décompte détaillé avec justificatifs dans le délai de deux mois — c'est le silence qui déclenche la pénalité.

Le prochain guide location dans votre boîte, avant tout le monde

1 conseil pratique par semaine pour bailleurs et locataires — bail, ALUR, DPE, quittance. Pas de spam.

4. Retenues licites : ce que vous pouvez garder, et pas

Selon l'art. 22, vous pouvez conserver « les sommes restant dues » et « les sommes dont le bailleur pourrait être tenu aux lieu et place du locataire », à condition qu'elles soient dûment justifiées. En pratique, trois catégories tiennent :

  1. Loyers impayés et arriérés subsistant à la fin du bail.
  2. Charges locatives impayées, y compris le solde dû après la régularisation annuelle.
  3. Réparations de dégradations imputables au locataire — trous, équipements cassés, modifications non autorisées, ménage manquant — au-delà de la vétusté.
DéductibleNon déductible
------
Équipement cassé/manquant noté à la sortiePeinture ternie, sol usé (vieillissement normal)
Loyers impayés et charges régulariséesRéparations sans état des lieux d'entrée à comparer
Ménage si logement rendu visiblement sale« Rafraîchissement » d'un logement normalement usé

Comme le rappelle l'ANIL, les réparations « doivent être justifiées par l'état des lieux de sortie et/ou par des devis et factures ». Un devis suffit pour retenir ; conservez la facture définitive.

5. La règle de la copropriété : la provision de 20 % pour charges

Lorsque le logement se situe en copropriété, la quote-part de charges du locataire est souvent inconnue à son départ, faute d'arrêté annuel des comptes de l'immeuble. L'art. 22 offre au bailleur un outil précis :

  • Vous pouvez procéder à un arrêté des comptes provisoire et conserver une provision ne pouvant excéder 20 % du dépôt jusqu'à l'arrêté annuel des comptes.
  • Une fois ces comptes définitivement approuvés par l'assemblée générale, vous devez effectuer la régularisation définitive et restituer le solde dans le mois.
  • Les 20 % constituent un plafond, et doivent eux-mêmes être justifiés : on ne les conserve pas par réflexe ; ils doivent refléter une exposition réelle aux charges.

Deux chiffres souvent confondus : 20 %, c'est la retenue copropriété ; 10 %, c'est la pénalité de retard (section suivante). Ils n'ont aucun lien.

6. La pénalité de retard : 10 % par mois

C'est la règle qui transforme un remboursement tardif en remboursement coûteux. Selon l'art. 22 :

À défaut de restitution dans le délai, la somme restant due est majorée d'une somme égale à 10 % du loyer mensuel (hors charges) pour chaque période mensuelle commencée en retard.
  • La pénalité court par mois commencé — un seul jour dans un nouveau mois compte pour 10 % entiers.
  • Exemple chiffré : loyer de 800 € hors charges, dépôt restitué avec deux mois et quelques jours de retard → pénalité = 3 × 80 € = 240 € ajoutés au solde du dépôt dû.
  • Seule exception : aucune pénalité n'est due si le retard résulte de l'absence de communication par le locataire de sa nouvelle adresse. Conservez la preuve de votre demande.

La leçon est simple : même un remboursement contesté et partiel doit partir à temps. Versez le solde non contesté dans le délai et réclamez le surplus séparément.

7. Comment documenter et justifier une retenue

Une retenue mal formalisée est une retenue qu'un juge annulera. Constituez le dossier à chaque fois :

  1. Comparez les états des lieux poste par poste et signalez chaque désaccord.
  2. Joignez les preuves : photos datées, devis ou facture, décompte de régularisation des charges, et toute mise en demeure pour loyers impayés.
  3. Adressez une lettre de restitution détaillée en recommandé (LRAR) indiquant le dépôt, chaque retenue avec son montant et sa justification, puis le solde net restitué.
  4. Respectez le délai (un ou deux mois) et conservez la preuve d'envoi.

Les bailleurs qui gèrent tout à la main manquent souvent soit le délai, soit un justificatif — les deux choses qui leur coûtent la pénalité. Si vous préférez générer un état des lieux conforme et un décompte de restitution défendable dans un même flux, l'outil Location d'AdminLanding fait exactement cela. Un dossier propre, c'est ce qui rend une retenue opposable.

8. Quand le locataire conteste la retenue

Attendez-vous à des contestations et connaissez l'échelle des recours avant qu'elles ne surviennent.

  • Phase amiable : le locataire adresse une mise en demeure (LRAR) réclamant le solde. Répondez par votre décompte détaillé et vos justificatifs.
  • Conciliation gratuite : chaque partie peut saisir la commission départementale de conciliation ou un conciliateur de justice, sans frais. Une tentative préalable de résolution amiable est en principe requise avant de saisir le juge pour les petits litiges.
  • Juge : le juge des contentieux de la protection (au tribunal judiciaire) tranche les litiges sur le dépôt de garantie.
  • Prescription : l'action du locataire en restitution du dépôt se prescrit par 3 ans (art. 7-1 de la loi 89-462).

Le bailleur qui se présente avec un état des lieux d'entrée et de sortie signés, des factures et une LRAR envoyée à temps l'emporte presque toujours. Celui qui s'en remet à sa mémoire perd presque toujours — et paie la pénalité de 10 % en sus.

Questions fréquentes

Quel montant de dépôt de garantie un bailleur peut-il demander ?

Un mois de loyer hors charges en location vide (loi 89-462, art. 22) et deux mois en meublé (art. 25-6). Le bail mobilité n'autorise aucun dépôt. Le montant est figé pour toute la location : vous ne pouvez pas demander de complément lors de l'indexation annuelle du loyer ; il n'est réévalué qu'à l'occasion d'un véritable nouveau bail.

Quel est le délai de restitution : un mois ou deux mois ?

Un mois à compter de la remise des clés si l'état des lieux de sortie est conforme à celui d'entrée, et deux mois lorsque vous appliquez des retenues licites et justifiées. Le délai court dès la remise des clés, pas au départ. En copropriété, vous pouvez conserver jusqu'à 20 % dans l'attente de l'arrêté des comptes, puis régulariser dans le mois suivant leur approbation.

Que peut légalement retenir un bailleur sur le dépôt ?

Trois choses, toutes dûment justifiées : les loyers impayés et arriérés, les charges locatives impayées (dont le solde après régularisation annuelle), et les réparations de dégradations imputables au locataire au-delà de l'usure normale. Chaque poste doit être prouvé par la comparaison des états des lieux et des devis ou factures. La vétusté — peinture ternie, sol usé — n'est jamais facturable au locataire.

Quelle pénalité si le bailleur restitue le dépôt en retard ?

La somme restant due est majorée de 10 % du loyer mensuel (hors charges) par période mensuelle commencée en retard — un seul jour de dépassement compte pour un mois entier. Sur un loyer de 800 €, deux mois et quelques jours de retard ajoutent 3 × 80 € = 240 €. La seule exception : lorsque le locataire ne vous a jamais communiqué sa nouvelle adresse.

Puis-je conserver une partie du dépôt pour les charges de copropriété ?

Oui. Lorsque le logement est en copropriété et que les comptes annuels de l'immeuble ne sont pas arrêtés, l'art. 22 permet de conserver une provision ne dépassant pas 20 % du dépôt. Une fois les comptes définitivement approuvés, vous devez effectuer la régularisation définitive et restituer le solde dans le mois. Les 20 % sont un plafond, qui doit lui-même être justifié.

Le locataire conteste ma retenue : que se passe-t-il ?

Répondez d'abord par un décompte détaillé et vos justificatifs. Si le désaccord persiste, chaque partie peut saisir gratuitement la commission départementale de conciliation ou un conciliateur de justice ; une tentative amiable préalable est en principe requise avant le juge. Le juge des contentieux de la protection tranche ensuite. L'action du locataire en restitution se prescrit par trois ans (art. 7-1).

Continuez votre lecture

Pour plus de conseils pratiques sur ce sujet, explorez nos articles connexes :

  • Donner congé à son locataire : congé pour vente, pour reprise, ou pour motif légitime et sérieux
  • Charges récupérables : ce qu'un bailleur peut refacturer au locataire
  • Révision de loyer IRL : quand et comment un bailleur peut augmenter le loyer (et le gel des passoires F/G)
  • Location courte durée en France 2026 : les obligations du meublé de tourisme

Outil AdminLanding

Gérez votre location française depuis votre mobile

Rent — Bail & Courte Durée génère baux ALUR, quittances, états des lieux numériques et 23 documents locatifs — longue ET courte durée / meublé de tourisme — plus un contrôle de conformité par bien (interdiction DPE, diagnostics obligatoires, SIRET/LMNP, déclaration courte durée, taxe de séjour) avec rappels par e-mail — signature eIDAS, bilingue FR/EN. Premier bien gratuit — 10 documents inclus, puis 49€/bien (50 documents), 39€ par bien supplémentaire. Sans abonnement.

Découvrir Rent — Bail & Courte Durée

Conclusion : Les règles du dépôt de garantie récompensent une seule chose : un dossier écrit irréprochable. Un plafond d'un ou deux mois de loyer, une restitution sous un ou deux mois après les clés, des retenues prouvées par un état des lieux comparable et des factures, une retenue de 20 % réservée aux vraies charges de *copropriété* et une pénalité de 10 % par mois de retard — rien n'est laissé à l'appréciation. Le bailleur qui inventorie avec soin, ne retient que ce que la vétusté autorise et restitue le solde non contesté à temps est presque incontestable. Ce guide est une information, non un conseil personnalisé : vérifiez chaque chiffre sur service-public.fr ou auprès de l'ANIL avant de retenir un euro.

Outil AdminLanding

Gérez votre location française depuis votre mobile

Rent — Bail & Courte Durée génère baux ALUR, quittances, états des lieux numériques et 23 documents locatifs — longue ET courte durée / meublé de tourisme — plus un contrôle de conformité par bien (interdiction DPE, diagnostics obligatoires, SIRET/LMNP, déclaration courte durée, taxe de séjour) avec rappels par e-mail — signature eIDAS, bilingue FR/EN. Premier bien gratuit — 10 documents inclus, puis 49€/bien (50 documents), 39€ par bien supplémentaire. Sans abonnement.

Découvrir Rent — Bail & Courte Durée→

Restez informé

1 conseil par semaine, pas de spam.

À propos de l'auteur :

Julien Maurice is the founder of AdminLanding and writes ExpatAdminHub, the editorial companion covering French administrative procedures for expats, landlords and cross-border workers. Contact: [email protected]

Articles connexes

Donner congé à son locataire : congé pour vente, pour reprise, ou pour motif légitime et sérieux
Housing•7 juillet 2026

Donner congé à son locataire : congé pour vente, pour reprise, ou pour motif légitime et sérieux

Mettre fin à un bail d'habitation n'a rien d'automatique pour un propriétaire. En France, le bailleur ne peut reprendre son logement qu'à l'échéance du bail, et seulement pour l'un des trois motifs strictement encadrés par la loi : vendre le logement (congé pour vente), l'occuper lui-même ou y loger un proche (congé pour reprise), ou invoquer un motif légitime et sérieux, comme les manquements répétés du locataire. Un préavis manqué, une mention oubliée ou un motif qu'on ne peut pas justifier suffisent à rendre le congé nul : le bail se reconduit alors automatiquement pour une nouvelle période. Ce guide détaille les règles applicables aux locations vides et meublées au titre de la [loi n°89-462 du 6 juillet 1989](https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/JORFTEXT000000509310), les préavis de six et trois mois, le contenu obligatoire d'un congé valable, le droit de préemption du locataire en cas de vente, et la protection renforcée des locataires âgés ou modestes. Il s'agit d'une information générale, non d'un conseil personnalisé : vérifiez les chiffres en vigueur à la source officielle avant d'agir.

Lire l'article
Charges récupérables : ce qu'un bailleur peut refacturer au locataire
Housing•7 juillet 2026

Charges récupérables : ce qu'un bailleur peut refacturer au locataire

Louer un logement en France ne vous autorise pas à refacturer n'importe quoi à votre locataire. La loi sépare nettement le loyer — que vous fixez librement, hors zones encadrées — et les charges récupérables, les dépenses courantes de l'immeuble que vous pouvez répercuter. Cette liste est limitative : elle a été fixée par décret en 1987, et seul ce qui y figure peut être récupéré. Une erreur, et le locataire peut réclamer plusieurs années de trop-perçu. Ce guide explique, côté bailleur comme côté locataire, ce qui est réellement récupérable, comment fonctionne la régularisation annuelle, votre droit de consulter les justificatifs, le délai de trois ans qui limite les réclamations dans les deux sens, et pourquoi un bail meublé ou mobilité suit d'autres règles. Les chiffres et références proviennent de [service-public.fr](https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F947) et des textes applicables. Il s'agit d'une information, non d'un conseil personnalisé : vérifiez chaque chiffre à la source avant d'agir.

Lire l'article
Révision de loyer IRL : quand et comment un bailleur peut augmenter le loyer (et le gel des passoires F/G)
Housing•7 juillet 2026

Révision de loyer IRL : quand et comment un bailleur peut augmenter le loyer (et le gel des passoires F/G)

Réviser un loyer en France paraît simple — appliquer l'IRL une fois par an — mais les règles qui l'entourent piègent régulièrement les bailleurs. Laissez passer le délai d'un an et l'augmentation est perdue. Retenez le mauvais trimestre de référence et le locataire peut la contester. Et si le logement est une passoire thermique classée F ou G au DPE, le loyer est purement et simplement gelé, quel que soit l'indice. Ce guide explique, chiffres 2026 à l'appui, quand un bailleur peut légalement augmenter un loyer d'habitation, comment calculer la hausse au centime près, et où le gel énergétique et les zones tendues priment sur l'indice. Il s'appuie sur l'article 17-1 de la [loi n°89-462 du 6 juillet 1989](https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F1311?lang=fr) et sur la loi Climat et Résilience, avec des liens vers les textes officiels. À lire avant d'envoyer un avis de révision : une erreur ici coûte le plus souvent toute la hausse de l'année.

Lire l'article