ExpatAdminHubGuide pour expatriés européens
EN
Menu▾
AccueilConfidentialitéCookiesÀ proposContact
Tous les guidesPréparationLogementFinanceSantéTravailFamilleCultureVisas & Titre de séjour
ExpatAdminHubGuide pour expatriés européens
AccueilConfidentialitéCookiesÀ proposContact
Catégories
Tous les guidesPréparation (checklists, visas, déménagement)Logement (location, services, quartiers)Finance (banque, impôts, budget)Santé (assurance, médecins, pharmacies)Travail (emploi, contrats, permis de travail)Famille (écoles, garde d'enfants, vie familiale)Culture (langue, coutumes, intégration)Visas & Titre de séjour (renouvellements visas, titres de séjour, administration)
EN

ExpatAdminHub

Guides pratiques pour les expatriés européens : administratif, logement, santé et vie quotidienne à l'étranger.

Navigation

AccueilÀ proposAuteur : Julien MauriceDossier FranceDossier SuisseContactConfidentialitéConditionsPlan du site

Restez informé

1 conseil par semaine, pas de spam.

© 2026 ExpatAdminHub · Guide pour expatriés européens.
EN
  1. Accueil
  2. Blog
  3. Logement
  4. État des Lieux en France : Guide Complet de l'Inventaire d'Entrée et de Sortie (2026)
État des Lieux en France : Guide Complet de l'Inventaire d'Entrée et de Sortie (2026)
Cet article existe aussi en anglais.
Read in English →

Série bail et location en France

  • Préavis du locataire : 1 ou 3 mois ?
  • Dépôt de garantie : règles, retenues, litiges
  • Révision de loyer IRL (guide bailleur)
  • Charges récupérables
  • Donner congé au locataire
  • Courte durée : les règles du meublé de tourisme
  • Rent — Bail & Courte Durée : mise à jour app + web
  • Droits du locataire : dépôt, travaux, preuve
  • Impôt locatif du bailleur non-résident (2044)
  • Fiscalité LMNP : micro-BIC ou réel
  • Bail de location : le guide complet
  • Obligations du bailleur : la quittance
  • Modèle gratuit de quittance (guide légal)

État des Lieux en France : Guide Complet de l'Inventaire d'Entrée et de Sortie (2026)

Publié le 19 avril 2026·Mis à jour le 26 avril 2026

L'état des lieux est à la fois le document le plus important et le plus souvent bâclé de toute location en France. Loin d'être une formalité, c'est un inventaire contradictoire rendu obligatoire par la Loi ALUR (loi n°2014-366 du 24 mars 2014) et l'article 3-2 de la loi n°89-462 du 6 juillet 1989. Omis, expédié ou mal rédigé, il est le meilleur indicateur d'un litige en fin de bail : le locataire perd son dépôt de garantie faute de pouvoir prouver l'état initial du logement ; le bailleur perd son droit à toute retenue faute de pouvoir prouver les dégradations. Deux inspections sont requises — un état des lieux d'entrée à la remise des clés et un état des lieux de sortie à la restitution — et chacune doit être signée par les deux parties, ou réalisée par un huissier de justice en cas de refus. Ce guide détaille le cadre juridique, le contenu obligatoire, la méthode pour bien conduire chaque inspection, et les recours en cas de désaccord.

En bref

  • L'état des lieux est obligatoire pour tous les baux d'habitation (article 3-2 de la Loi n°89-462 du 6 juillet 1989, modifié par la Loi ALUR de 2014).
  • Deux inspections : état des lieux d'entrée (remise des clés) et de sortie (restitution). Les deux doivent être signés par bailleur et locataire — ou réalisés par huissier en cas de refus.
  • Sans état des lieux d'entrée, le locataire est présumé avoir reçu le logement en bon état (article 1731, Code Civil) — à son net désavantage.
  • Délai de restitution du dépôt de garantie : 1 mois sans retenue, 2 mois avec retenue (Loi ALUR). Au-delà, le bailleur doit 10% du loyer mensuel par mois de retard.
  • L'état des lieux numérique a pleine valeur juridique depuis 2014. AdminLanding génère des versions conformes ALUR, et Rent — Bail & Courte Durée (Google Play) permet au bailleur de le réaliser depuis son téléphone.

Qu'est-ce qu'un état des lieux (définition légale) ?

L'état des lieux est un inventaire écrit décrivant précisément l'état du logement loué à deux moments clés : lors de la remise des clés au locataire (entrée) et lors de leur restitution (sortie). Ce n'est ni une formalité ni une courtoisie : c'est un document légalement obligatoire en application de l'article 3-2 de la loi n°89-462 du 6 juillet 1989, modifié par la Loi ALUR (loi n°2014-366 du 24 mars 2014). Depuis ALUR, un format standardisé s'impose à tous les baux d'habitation, détaillé par le décret n°2016-382 du 30 mars 2016.

L'obligation s'applique à :

• Locations nues — bail d'habitation principal de droit commun

• Locations meublées — y compris bail mobilité et bail étudiant

• Colocation — chaque colocataire doit être partie à l'état des lieux

• Logements HLM et bailleurs institutionnels — aucune exonération

Modalités de réalisation :

• Contradictoire — réalisé conjointement par les deux parties (bailleur ou son mandataire, et locataire), ou leurs représentants. C'est la méthode standard, celle qui offre la valeur probante la plus forte.

• Par huissier de justice — un huissier dresse l'inventaire si l'une des parties refuse de se présenter ou de signer, ou en cas de désaccord irréductible. Le coût est partagé 50/50 quelle que soit la faute, avec un tarif réglementé (environ 130 à 230 € selon la surface).

Deux exemplaires doivent être produits — un pour le bailleur, un pour le locataire — et annexés au bail. Un état des lieux absent ou incomplet est l'une des causes les plus fréquentes de contentieux devant le juge des contentieux de la protection.

Entrée vs sortie — deux inspections, une comparaison

Tout le mécanisme juridique de l'état des lieux repose sur une comparaison. L'état des lieux d'entrée fixe la référence — l'état précis de chaque pièce, surface, équipement et installation le jour de la remise des clés. L'état des lieux de sortie consigne l'état le jour de la restitution. Toute différence entre les deux, à l'exception de ce qui relève de l'usure normale (vétusté), peut être imputée au dépôt de garantie.

État des lieux d'entrée :

• Réalisé le jour de l'entrée dans les lieux (remise des clés)

• Annexé au bail

• Le locataire dispose de 10 jours après la signature pour demander corrections ou ajouts (décret 2016-382)

• Pour les installations de chauffage, le délai est prolongé jusqu'à la fin du premier mois de la période de chauffe pour demander des compléments (radiateurs, chaudière, thermostats, etc.)

État des lieux de sortie :

• Réalisé le jour de la restitution des clés

• Les relevés de compteurs (électricité, gaz, eau) sont à nouveau consignés pour établir la consommation finale

• Le bailleur compare pièce par pièce avec l'état des lieux d'entrée

• Toute retenue doit être justifiée par un devis ou une facture d'un professionnel

Pour le cadre du bail et le mécanisme du dépôt de garantie, voir notre guide du bail d'habitation en France. Pour rédiger le contrat lui-même, le générateur de bail d'AdminLanding produit un contrat conforme avec toutes les clauses Loi 1989 — incluant la référence à l'état des lieux annexé — pré-rempli avec vos données de bien et de locataire.

Principe clé : tout ce qui est visible et présent à l'entrée mais non consigné est présumé avoir été en bon état. Tout ce qui est consigné comme déjà dégradé à l'entrée ne peut être imputé au locataire à la sortie.

Contenu obligatoire — mentions requises

Le décret n°2016-382 du 30 mars 2016 fixe précisément le contenu requis pour qu'un état des lieux soit juridiquement valable. L'absence d'une mention obligatoire expose le document à contestation.

En-tête administratif :

• Type d'état des lieux — d'entrée ou de sortie (mention explicite)

• Date — jour de réalisation de l'inspection

• Adresse du logement — adresse complète incluant bâtiment, escalier, étage et numéro de porte

• Identité et coordonnées des parties — bailleur (ou mandataire) et locataire(s) pour une colocation

• Référence au bail — date de signature du contrat de location

Relevés techniques (compteurs) :

• Compteur d'électricité — index et numéro de compteur

• Compteur de gaz — index et numéro, le cas échéant

• Compteur(s) d'eau — eau froide et/ou chaude, avec index et numéro

• Pour les sous-compteurs individuels en copropriété, chaque index doit être consigné

Description pièce par pièce :

Pour chaque pièce (salon, cuisine, salle de bains, chambres, WC, entrée, couloir, balcon/terrasse, cave, parking), une description détaillée de :

• Murs — peinture, papier peint, carrelage : teinte et état

• Sols — parquet, carrelage, moquette, stratifié : état, marques, rayures

• Plafonds — état, taches, fissures

• Fenêtres et volets — vitrage, cadres, poignées, volets

• Portes et serrures — état, alignement, fonctionnement

• Équipements électriques — prises, interrupteurs, luminaires : bon fonctionnement, usure visible

• Plomberie — robinetterie, sanitaires : état, fuites, calcaire

• Électroménager — modèle, numéro de série, état de fonctionnement

• Mobilier pour meublés — inventaire détaillé avec état de chaque pièce

Clés et accessoires :

• Nombre et type de clés remises — porte principale, boîte aux lettres, cave, garage, badge d'immeuble

• Télécommandes, ouvre-portes de garage, cartes d'accès

Signatures :

• Les deux parties signent chaque page (paraphes) et la dernière page (signatures)

• Pour l'état des lieux numérique, la signature électronique a pleine valeur juridique depuis 2014

Le prochain guide location dans votre boîte, avant tout le monde

1 conseil pratique par semaine pour bailleurs et locataires — bail, ALUR, DPE, quittance. Pas de spam.

Visite pièce par pièce — bien conduire l'inspection

La qualité d'un état des lieux dépend presque entièrement du soin apporté à sa réalisation. Une visite de cinq minutes expédiée est pire que pas d'état des lieux du tout : elle crée un document opposable qui ne reflète pas la réalité.

Avant de commencer :

• Prévoyez au moins 30 minutes pour un studio, 1 heure pour un T2, 1h30+ pour un appartement familial

• Munissez-vous d'un smartphone chargé avec un bon appareil photo — les photos sont une preuve décisive

• Emportez une lampe torche — pour inspecter placards, dessous d'appareils

• Un mètre ruban — utile pour documenter marques et trous

Utilisez un vocabulaire précis. Le décret 2016-382 et la jurisprudence s'appuient sur des termes standardisés. Les expressions vagues comme « état correct » créent de l'ambiguïté. Termes recommandés :

• Bon état — en bon état

• État d'usage — acceptable pour l'âge du bien

• Usure normale / vétuste — usure normale pour la durée de vie attendue

• Taché — préciser l'endroit et la nature

• Fissuré / fendu — fendu, craquelé

• Rayé — rayures visibles

• Dégradé — endommagé

• Absent / manquant — poignée, étagère, cache-prise manquant

• Hors service — appareil ou équipement défaillant

Photographiez tout, méthodiquement :

• Vue large de chaque pièce

• Gros plan sur chaque défaut — toujours avec un repère d'échelle

• Tous les compteurs (électricité, gaz, eau) avec l'index lisible

• Toutes les clés remises, disposées sur une surface neutre

• Les horodatages comptent : les données EXIF de votre smartphone fournissent une preuve légale de date et heure

Testez tout ce qui peut l'être :

• Chaque robinet, eau chaude et froide, débit et température

• Chaque prise électrique (emportez un chargeur ou un testeur)

• Chaque interrupteur

• Chaque fenêtre et volet — ouverture, fermeture, verrouillage

• Chaque porte et serrure

• Chasse d'eau, évacuation douche, hotte aspirante, allumage de la chaudière

• Chauffage — si l'inspection a lieu hors période de chauffe, mentionnez-le explicitement et exercez votre droit d'amendement pendant le premier mois de chauffe

Vérifiez humidité et ventilation :

• Sentez derrière les placards et dans les angles des salles de bains

• Cherchez les traces de condensation sur les fenêtres

• Vérifiez le fonctionnement de la VMC — un mouchoir placé devant la bouche doit être aspiré

Usure normale vs dégradation — qui paie ?

C'est le point le plus contentieux au moment de la sortie. Le principe, désormais codifié par le décret n°2016-382 du 30 mars 2016, est simple : le locataire n'est pas responsable de l'usure normale (vétusté). Il ne répond que des dégradations causées par sa négligence, une utilisation anormale ou un défaut d'entretien courant.

Ce qui relève de l'usure normale :

• Peinture défraîchie après plusieurs années

• Petites marques de frottement derrière les meubles

• Léger ternissement du parquet dans les zones de passage

• Joints légèrement jaunis

• Moquette usée dans les zones d'entrée

Ce qui est imputable au locataire :

• Trous dans les murs pour étagères ou écran TV (au-delà de simples clous à tableau)

• Taches d'animaux ou de cigarette

• Carrelages cassés, éviers fêlés, verres brisés

• Appareils cassés par mauvais usage

• Dégâts dus à des fuites non signalées

• Saleté excessive nécessitant un nettoyage professionnel

La grille de vétusté :

Le décret 2016-382 autorise bailleur et locataire à annexer au bail une grille de vétusté fixant la durée de vie attendue de chaque élément. Valeurs typiques dans les grilles publiées :

• Peinture des murs : 7 ans

• Papier peint : 7–10 ans

• Moquette : 7–10 ans

• Parquet : 15–20 ans

• Électroménager de cuisine : 10–12 ans

• Chaudière : 15–20 ans

Exemple pratique : Un locataire quitte les lieux après 5 ans. La peinture doit être refaite. Avec une durée de vie de 7 ans, la vétusté a consommé 5/7 de la valeur de la peinture. Le bailleur ne peut réclamer au locataire que 2/7 du coût — pas l'intégralité des travaux. Sans grille de vétusté, le même raisonnement s'applique en jurisprudence, mais les désaccords sont beaucoup plus difficiles à résoudre sans référence écrite.

Principe jurisprudentiel (Cass. Civ. 3e, 3 novembre 2011) : Le bailleur ne peut faire supporter au locataire les travaux qui relèvent de la réfection normale d'un bien vieillissant.

État des lieux numérique — pleine valeur juridique depuis la Loi ALUR

Depuis la Loi ALUR, un état des lieux numérique a la même valeur juridique qu'un document papier — et offre à bien des égards une qualité probatoire supérieure. L'article 1366 du Code civil (anciennement 1316-1) reconnaît expressément l'écrit électronique comme équivalent au papier, à condition que l'auteur puisse être identifié et que l'intégrité du document soit garantie.

Conditions de validité d'un état des lieux numérique :

• Les deux parties doivent signer électroniquement — soit par signature électronique conforme eIDAS avec une authentification suffisante pour lier la signature au signataire

• Les deux parties doivent recevoir une copie — idéalement par email avec le PDF signé en pièce jointe, ou via une plateforme permettant le téléchargement

• Le document doit contenir toutes les mentions obligatoires du décret 2016-382 — aucun raccourci n'est admissible

• Les photographies doivent être intégrées au PDF ou clairement référencées, avec horodatage

• Les relevés de compteurs doivent être chiffrés (et non approximatifs), idéalement appuyés par une photo du compteur

Avantages du format numérique :

• Les horodatages sont infalsifiables — données EXIF des photos, traces d'audit des plateformes

• Réception immédiate — les deux parties disposent du document instantanément

• Archivage automatique — aucun risque de perdre le papier avant la fin du bail

• Amendements facilités — le droit du locataire de compléter dans les 10 jours, et celui relatif au chauffage pendant le premier mois de chauffe, sont plus simples à exercer quand le document de référence est numérique

Où générer un état des lieux numérique conforme :

Le générateur d'état des lieux d'AdminLanding produit des documents d'entrée et de sortie conformes à la Loi ALUR, avec photos intégrées, grille de vétusté incluse et signature électronique conforme eIDAS — le même outil utilisé par les agences professionnelles. Pour les bailleurs qui souhaitent réaliser l'inspection sur place depuis un smartphone, Rent — Bail & Courte Durée sur Google Play (Android) ou sur l'App Store Apple (iOS) offre la même fonctionnalité sur mobile, avec prise de photos directement dans l'application.

Absence d'état des lieux — conséquences

L'absence d'un état des lieux produit des effets asymétriques — selon celui qui manque, la partie désavantagée change.

Sans état des lieux d'entrée :

L'article 1731 du Code civil s'applique : le locataire est présumé avoir reçu le logement en bon état et doit le restituer dans le même état. Cette présomption est extrêmement défavorable — en pratique, elle permet au bailleur d'invoquer tout défaut visible à la sortie, sans que le locataire puisse prouver que le défaut préexistait.

Exception : Si l'absence est imputable au refus du bailleur (et que le locataire peut en apporter la preuve — un recommandé AR exigeant l'inspection par exemple), la présomption peut être renversée. La charge de la preuve revient alors au bailleur de démontrer la dégradation imputable au locataire.

Sans état des lieux de sortie :

Inverse : le bailleur perd le bénéfice de l'article 1731 et, surtout, ne peut justifier aucune retenue sur le dépôt de garantie. Le dépôt doit être restitué intégralement dans le délai d'un mois (Loi ALUR). La jurisprudence est constante : la charge de la preuve de la dégradation incombe au bailleur, et sans état des lieux de sortie, il n'a aucune référence.

Conseil pratique — exigez toujours les deux :

  1. À l'entrée : si le bailleur tente de vous remettre les clés sans état des lieux, refusez les clés tant que l'inspection n'est pas faite. En cas de refus, envoyez un recommandé avec accusé de réception visant l'article 3-2 de la loi de 1989, et faites intervenir un huissier.
  2. À la sortie : si le bailleur ne se présente pas, faites intervenir un huissier et soyez présent. Le coût est partagé, mais la protection est essentielle.
  3. Ne signez jamais un état des lieux que vous n'avez pas lu ou avec lequel vous n'êtes pas d'accord. Une fois signé, sa contestation est très difficile — vous n'avez que 10 jours pour demander un amendement, et le contredire ensuite exige des preuves solides.

Litiges — la médiation avant le contentieux

Les désaccords sur un état des lieux — typiquement à la sortie, quand le bailleur retient tout ou partie du dépôt de garantie — figurent parmi les litiges locatifs les plus fréquents en France. Heureusement, il existe un cheminement d'escalade bien établi que la plupart des litiges n'ont pas besoin d'épuiser.

Étape 1 — Négociation directe et recommandé AR. Commencez par écrire au bailleur (ou au gestionnaire) par lettre recommandée avec accusé de réception, en détaillant les retenues contestées et en exigeant une justification précise avec devis ou factures. Le bailleur est légalement tenu de fournir des pièces justificatives pour toute retenue. Si vous disposez d'un historique de quittances de loyer, de factures ou de photos contredisant les retenues, joignez-les.

Étape 2 — Huissier de justice (si le désaccord est apparu à la sortie elle-même). Chaque partie peut faire intervenir un huissier pour établir l'état des lieux de sortie. Le coût est partagé 50/50 quelle que soit l'issue, avec un tarif réglementé d'environ 130 à 230 € selon la surface du logement.

Étape 3 — Commission départementale de conciliation (CDC). La CDC est un organisme gratuit de médiation présent dans chaque département, composé paritairement de représentants de bailleurs et de locataires. Elle traite les litiges sur état des lieux, dépôt de garantie, charges récupérables, etc. Sa saisine est gratuite et prend environ 2 mois. L'avis rendu n'est pas contraignant mais est souvent suivi, particulièrement si l'une des parties a un dossier faible.

Étape 4 — Tribunal judiciaire (juge des contentieux de la protection). Pour les litiges inférieurs à 10 000 €, le juge des contentieux de la protection a compétence exclusive sur les litiges locatifs. L'avocat n'est pas obligatoire, mais la procédure est plus formelle. Délai typique : 6 à 12 mois entre la saisine et le jugement. Si le bailleur est tenu responsable du retard dans la restitution du dépôt, il doit 10% du loyer mensuel par mois de retard (Loi ALUR).

Chronologie type d'un litige sur dépôt de garantie :

• Mois 1 : Sortie + recommandé AR

• Mois 2–3 : Négociation, saisine de la CDC

• Mois 4–6 : Avis de la CDC, règlement amiable éventuel

• Mois 6–18 : Action judiciaire si persistance du désaccord

Comment AdminLanding aide

Le Pack Location d'AdminLanding est conçu spécifiquement pour les bailleurs et locataires confrontés au droit locatif français. Il génère des états des lieux (entrée et sortie) conformes à l'article 3-2 de la loi de 1989 et au décret n°2016-382 du 30 mars 2016, avec :

• Modèles standardisés pièce par pièce — toutes les mentions obligatoires pré-remplies, rien n'est oublié

• Pièces jointes photo — intégrées directement au PDF, horodatages préservés

• Grille de vétusté intégrée — annexée automatiquement, avec durées de vie standard par élément, modifiable si vous disposez d'une grille personnalisée

• Relevés de compteurs avec preuve photographique

• Signature électronique eIDAS UE — qualifiée juridiquement, avec une trace d'audit envoyée par email aux deux parties

• Archivage instantané — le document signé est stocké dans votre compte, téléchargeable à tout moment

Pour une utilisation sur place, Rent — Bail & Courte Durée sur Google Play (Android) ou sur l'App Store Apple (iOS) reproduit le même workflow depuis votre smartphone ou tablette — vous prenez les photos, renseignez les descriptions pièce par pièce et collectez les signatures directement lors de la remise, sans retour au bureau. Les deux comptes sont liés, ce qui permet de commencer sur mobile et finaliser sur le web, ou inversement.

Les deux plateformes génèrent également les documents qui vous suivront toute la location — bail, quittances de loyer, régularisation des charges, congé, restitution du dépôt de garantie — en les liant au même dossier de bien. Pour les bailleurs multi-biens ou les locataires en renouvellement de titre de séjour (qui ont régulièrement besoin des quittances des 3 derniers mois), cette approche intégrée supprime l'essentiel du travail documentaire manuel.

Le générateur d'état des lieux fait partie du Pack Location (premier bien gratuit — 10 documents — puis 49 €/bien) — le coût d'une seule intervention d'huissier, mais pour des documents réutilisables toute la durée du bail.

Questions fréquentes

L'état des lieux est-il obligatoire en France ?

Oui. L'article 3-2 de la loi n°89-462 du 6 juillet 1989 (modifié par la Loi ALUR de 2014) rend l'état des lieux obligatoire pour tous les baux d'habitation — location nue, meublée, bail mobilité, bail étudiant et colocation. Un état des lieux d'entrée et un état des lieux de sortie sont requis. Si l'une des parties refuse, l'autre peut faire intervenir un huissier de justice, dont le coût est partagé 50/50.

Peut-on réaliser un état des lieux numérique ?

Oui. Depuis la Loi ALUR de 2014, l'état des lieux numérique a pleine valeur juridique, sous réserve d'être signé électroniquement par les deux parties et que chacune en reçoive une copie. Il doit contenir toutes les mentions obligatoires du décret n°2016-382 du 30 mars 2016, photos et relevés de compteurs inclus. Le format numérique offre souvent une valeur probante supérieure au papier grâce aux horodatages intégrés.

Qu'est-ce que l'usure normale (vétusté) ?

L'usure normale inclut la peinture défraîchie avec le temps, les petites marques de frottement derrière les meubles, l'usure légère du parquet dans les zones de passage et le jaunissement naturel des joints. La grille de vétusté annexée au bail (décret 2016-382) fixe les durées de vie : typiquement 7 ans pour la peinture, 15–20 ans pour le parquet, 10–12 ans pour l'électroménager. Tout ce qui va au-delà — trous dans les murs, taches d'animaux, carrelages cassés, fuites non signalées — est imputable au locataire.

Combien de temps le bailleur a-t-il pour restituer le dépôt de garantie ?

1 mois si l'état des lieux de sortie est conforme à celui d'entrée (sans retenue), ou 2 mois en cas de retenue (Loi ALUR). Au-delà, le bailleur doit au locataire une pénalité égale à 10% du loyer mensuel par mois de retard. Chaque retenue doit être justifiée par un devis ou une facture — des retenues non justifiées peuvent être contestées devant le juge des contentieux de la protection.

Que faire si le bailleur refuse de réaliser un état des lieux ?

Envoyez une lettre recommandée avec accusé de réception visant l'article 3-2 de la loi de 1989 et exigeant l'inspection. Si le refus persiste, faites intervenir un huissier de justice — le coût (environ 130 à 230 €) est partagé 50/50. N'acceptez pas les clés (entrée) et ne les rendez pas (sortie) sans état des lieux : vous perdez votre protection principale, et l'article 1731 du Code civil présume que vous avez reçu le logement en bon état.

Puis-je ajouter des observations après signature ?

Oui, dans un délai limité. Le décret n°2016-382 du 30 mars 2016 permet au locataire de demander corrections ou ajouts dans les 10 jours suivant l'entrée. Pour les éléments liés au chauffage (radiateurs, chaudière, thermostats), le délai est prolongé jusqu'à la fin du premier mois de la période de chauffe. Les demandes doivent être écrites, idéalement par recommandé AR, et le bailleur doit les annexer à l'état des lieux initial.

Qui paie l'huissier en cas de désaccord ?

Le coût de l'huissier de justice pour un état des lieux est partagé 50/50 entre bailleur et locataire, quelle que soit l'issue ou la faute. Le tarif est réglementé (environ 130 à 230 € selon la surface du logement). Cette règle est fixe — même si la justice établit ensuite qu'une partie est entièrement responsable, les frais d'huissier eux-mêmes ne sont pas réaffectés.

Continuez votre lecture

Pour plus de conseils pratiques sur ce sujet, explorez nos articles connexes :

  • Préavis de location : 1 ou 3 mois ? Les règles 2026 pour quitter votre logement sans payer un loyer de trop
  • Donner congé à son locataire : congé pour vente, pour reprise, ou pour motif légitime et sérieux
  • Charges récupérables : ce qu'un bailleur peut refacturer au locataire
  • Révision de loyer IRL : quand et comment un bailleur peut augmenter le loyer (et le gel des passoires F/G)

Outil AdminLanding

Gérez votre location française depuis votre mobile

Rent — Bail & Courte Durée génère baux ALUR, quittances, états des lieux numériques et 23 documents locatifs — longue ET courte durée / meublé de tourisme — plus un contrôle de conformité par bien (interdiction DPE, diagnostics obligatoires, SIRET/LMNP, déclaration courte durée, taxe de séjour) avec rappels par e-mail — signature eIDAS, bilingue FR/EN. Premier bien gratuit — 10 documents inclus, puis 49€/bien (50 documents), 39€ par bien supplémentaire. Sans abonnement.

Découvrir Rent — Bail & Courte Durée

Conclusion : L'état des lieux est le document qui détermine qui paie quoi à la fin d'un bail d'habitation en France. Sans état des lieux d'entrée, le locataire n'a aucun levier — l'article 1731 du Code civil présume que le logement a été remis en bon état, et tout défaut à la sortie devient imputable. Sans état des lieux de sortie, le bailleur n'a aucun levier — le dépôt de garantie doit être restitué intégralement. Compte tenu de l'enjeu, une inspection de 30 minutes menée correctement, avec photos et vocabulaire précis, est l'un des actes au rendement le plus élevé de toute location. Utilisez un outil professionnel — le Pack Location d'AdminLanding ou Rent — Bail & Courte Durée sur Google Play — pour générer des documents conformes ALUR, photographier chaque détail et conserver une archive permanente. Le faible investissement initial se rentabilise dès le premier litige.

Outil AdminLanding

Gérez votre location française depuis votre mobile

Rent — Bail & Courte Durée génère baux ALUR, quittances, états des lieux numériques et 23 documents locatifs — longue ET courte durée / meublé de tourisme — plus un contrôle de conformité par bien (interdiction DPE, diagnostics obligatoires, SIRET/LMNP, déclaration courte durée, taxe de séjour) avec rappels par e-mail — signature eIDAS, bilingue FR/EN. Premier bien gratuit — 10 documents inclus, puis 49€/bien (50 documents), 39€ par bien supplémentaire. Sans abonnement.

Découvrir Rent — Bail & Courte Durée→

Restez informé

1 conseil par semaine, pas de spam.

À propos de l'auteur :

Julien Maurice est le fondateur d'AdminLanding et rédige les guides éditoriaux d'ExpatAdminHub sur la vie d'expatrié européen, le travail frontalier France-Suisse et les démarches administratives françaises. Contact : [email protected]

Articles connexes

Préavis de location : 1 ou 3 mois ? Les règles 2026 pour quitter votre logement sans payer un loyer de trop
Housing•17 juillet 2026

Préavis de location : 1 ou 3 mois ? Les règles 2026 pour quitter votre logement sans payer un loyer de trop

Nouveau logement, mutation dans une autre ville, départ de France : vous devez donner congé à votre bailleur, et la première question est toujours la même — le préavis est-il de un ou de trois mois ? La réponse honnête : « ça dépend, précisément ». Trois mois par défaut en location vide, un mois en meublé, et un mois en location vide si votre commune ou votre situation personnelle le permet — sous des conditions que beaucoup de sites résument mal. Se tromper sur le préavis réduit peut coûter jusqu'à deux mois de loyer supplémentaires ; se tromper sur la remise du congé, et le compteur ne démarre jamais. Ce guide déroule les règles 2026 de l'article 15 de la loi n° 89-462 telles qu'un locataire les vit réellement : quel préavis s'applique, la subtilité de la liste zone tendue qui piège même les sites français, le point de départ exact du délai, le calcul de la date de fin au quantième près, et comment invoquer le préavis d'un mois sans le perdre. Ceci est une information générale, pas un conseil juridique personnalisé — vérifiez votre situation sur les sources officielles citées.

Lire l'article
Donner congé à son locataire : congé pour vente, pour reprise, ou pour motif légitime et sérieux
Housing•7 juillet 2026

Donner congé à son locataire : congé pour vente, pour reprise, ou pour motif légitime et sérieux

Mettre fin à un bail d'habitation n'a rien d'automatique pour un propriétaire. En France, le bailleur ne peut reprendre son logement qu'à l'échéance du bail, et seulement pour l'un des trois motifs strictement encadrés par la loi : vendre le logement (congé pour vente), l'occuper lui-même ou y loger un proche (congé pour reprise), ou invoquer un motif légitime et sérieux, comme les manquements répétés du locataire. Un préavis manqué, une mention oubliée ou un motif qu'on ne peut pas justifier suffisent à rendre le congé nul : le bail se reconduit alors automatiquement pour une nouvelle période. Ce guide détaille les règles applicables aux locations vides et meublées au titre de la [loi n°89-462 du 6 juillet 1989](https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/JORFTEXT000000509310), les préavis de six et trois mois, le contenu obligatoire d'un congé valable, le droit de préemption du locataire en cas de vente, et la protection renforcée des locataires âgés ou modestes. Il s'agit d'une information générale, non d'un conseil personnalisé : vérifiez les chiffres en vigueur à la source officielle avant d'agir.

Lire l'article
Charges récupérables : ce qu'un bailleur peut refacturer au locataire
Housing•7 juillet 2026

Charges récupérables : ce qu'un bailleur peut refacturer au locataire

Louer un logement en France ne vous autorise pas à refacturer n'importe quoi à votre locataire. La loi sépare nettement le loyer — que vous fixez librement, hors zones encadrées — et les charges récupérables, les dépenses courantes de l'immeuble que vous pouvez répercuter. Cette liste est limitative : elle a été fixée par décret en 1987, et seul ce qui y figure peut être récupéré. Une erreur, et le locataire peut réclamer plusieurs années de trop-perçu. Ce guide explique, côté bailleur comme côté locataire, ce qui est réellement récupérable, comment fonctionne la régularisation annuelle, votre droit de consulter les justificatifs, le délai de trois ans qui limite les réclamations dans les deux sens, et pourquoi un bail meublé ou mobilité suit d'autres règles. Les chiffres et références proviennent de [service-public.fr](https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F947) et des textes applicables. Il s'agit d'une information, non d'un conseil personnalisé : vérifiez chaque chiffre à la source avant d'agir.

Lire l'article