ExpatAdminHubGuide pour expatriés européens
EN
Menu▾
AccueilConfidentialitéCookiesÀ proposContact
Tous les guidesPréparationLogementFinanceSantéTravailFamille
ExpatAdminHubGuide pour expatriés européens
AccueilConfidentialitéCookiesÀ proposContact
Catégories
Tous les guidesPréparation (checklists, visas, déménagement)Logement (location, services, quartiers)Finance (banque, impôts, budget)Santé (assurance, médecins, pharmacies)Travail (emploi, contrats, permis de travail)Famille (écoles, garde d'enfants, vie familiale)Culture (langue, coutumes, intégration)
EN

ExpatAdminHub

Guides pratiques pour les expatriés européens : administratif, logement, santé et vie quotidienne à l'étranger.

Navigation

AccueilÀ proposContactConfidentialitéConditionsPlan du site

Restez informé

1 conseil par semaine, pas de spam.

© 2026 ExpatAdminHub · Guide pour expatriés européens.
EN
  1. Accueil
  2. Blog
  3. Finance
  4. Devenir bailleur en France en tant que non-résident : configuration fiscale et administrative de la première année (2026)
Devenir bailleur en France en tant que non-résident : configuration fiscale et administrative de la première année (2026)
Cet article existe aussi en anglais.
Read in English →

Série fiscalité des expats

  • Déclaration de revenus 2026 : guide expatriés
  • Système fiscal français : première année
  • LPP/2e pilier suisse pour frontaliers

Devenir bailleur en France en tant que non-résident : configuration fiscale et administrative de la première année (2026)

Publié le 2 mai 2026

Détenir un bien locatif en France tout en habitant à l'étranger vous place dans le coin le plus mal compris du système fiscal français. Les loyers perçus sont de source française et donc imposés en France quel que soit votre lieu de résidence (article 164 B du Code général des impôts). Mais vous êtes un non-résident fiscal — et ce seul statut change le service des impôts auquel vous écrivez, les formulaires que vous remplissez, le taux minimum appliqué à vos revenus français, l'application ou non des 17,2 % de prélèvements sociaux et la nécessité ou non d'un représentant fiscal. Ce guide accompagne les propriétaires-bailleurs étrangers à travers la configuration de la première année : qui vous êtes aux yeux du fisc, où vous inscrire, ce que vous déclarez chaque mois de mai, et les pièges spécifiques qui se referment sur les non-résidents primo-déclarants. Toutes les sources sont officielles : legifrance, impots.gouv.fr, BOFiP et ANIL.

En bref

  • Les loyers français sont imposés en France, même si vous habitez à l'étranger — il s'agit d'un revenu de source française au sens de l'article 164 B du Code général des impôts.
  • Les non-résidents déclarent au SIPNR (Service des Impôts des Particuliers Non-Résidents) à Noisy-le-Grand — pas à votre ancien centre des finances publiques départemental.
  • Un taux minimum d'imposition de 20 % s'applique aux revenus de source française des non-résidents au titre de l'article 197 A du CGI, porté à 30 % au-delà de 29 579 € (limite supérieure de la 2e tranche du barème pour les revenus 2025, déclarés en mai 2026). Le taux peut être abaissé en demandant le taux moyen si vos revenus mondiaux sont modestes.
  • Prélèvements sociaux : la fracture UE/EEE/Suisse — les non-résidents affiliés à un régime UE/EEE/Suisse ne paient que 7,5 % de prélèvement de solidarité ; les non-résidents hors de cette zone paient les 17,2 % complets (article 235 ter CGI / article L136-7-I bis du Code de la sécurité sociale).
  • Le représentant fiscal n'est plus obligatoire pour les résidents UE/EEE depuis la réforme de 2015 (LFR 2014-1655 art. 62), mais des règles résiduelles s'appliquent en cas de vente immobilière chez le notaire.

Ce que « bailleur non-résident » signifie en droit fiscal français

La résidence fiscale en France est définie par l'article 4 B du Code général des impôts. Vous êtes résident si l'un des critères suivants est rempli : votre foyer (domicile et famille) est en France ; vous séjournez en France plus de 183 jours par an ; votre activité professionnelle principale est en France ; ou votre centre des intérêts économiques est en France. Un seul critère suffit. Si aucun ne s'applique — par exemple, vous habitez à Londres, vous travaillez pour un employeur britannique, votre famille est au Royaume-Uni — vous êtes non-résident fiscal au sens du droit français, même si vous possédez un bien en France et que vous y séjournez plusieurs fois par an.

Les loyers que vous percevez de ce bien sont, eux, revenu de source française au sens de l'article 164 B-I-a du CGI — la source est française parce que le bien est situé en France, peu importe le compte sur lequel le loyer est versé. La France l'impose. La seule protection contre la double imposition est la convention fiscale bilatérale entre la France et votre pays de résidence, qui attribue généralement le droit d'imposer les revenus immobiliers à l'État de situation du bien (la règle de la situation). Pour le Royaume-Uni, les États-Unis et la plupart des résidents UE, la convention confirme le droit d'imposition prioritaire de la France — votre pays d'origine exonère ensuite ces revenus ou accorde un crédit pour l'impôt français déjà payé.

Conséquence pratique : vous devez déposer une déclaration française annuelle pour vos loyers français, et vous la déposez auprès d'un service des impôts différent de celui des résidents.

Où déclarer : le SIPNR

Les non-résidents ne déclarent pas auprès de leur ancien service départemental, même s'ils y habitaient autrefois. L'autorité dédiée est le Service des Impôts des Particuliers Non-Résidents (SIPNR) — référencé officiellement sur impots.gouv.fr à la page impots.gouv.fr/particulier/le-service-des-impots-des-particuliers-non-residents-sipnr.

Adresse postale :

Service des Impôts des Particuliers Non-Résidents

10 rue du Centre — TSA 10010

93465 Noisy-le-Grand Cedex, France

Téléphone : +33 1 72 95 20 42 (du lundi au vendredi).

En ligne : le SIPNR est intégré à votre espace particulier sur impots.gouv.fr. Vous vous connectez avec votre numéro fiscal (13 chiffres) et la plateforme route automatiquement votre déclaration vers le SIPNR dès que vous cochez le statut de non-résident.

Si vous n'avez jamais eu de numéro fiscal — situation classique d'un primo-acquéreur étranger d'un bien français — vous le demandez via le service « Demande de numéro fiscal » sur impots.gouv.fr, en joignant une pièce d'identité et l'acte authentique du notaire. Le numéro arrive par courrier à l'adresse que vous indiquez, y compris à l'étranger. Comptez 4 à 6 semaines ; le fisc est plus lent que d'habitude depuis 2024.

Les formulaires que vous déposez chaque année

Un bailleur non-résident louant un bien nu dépose en général trois formulaires :

  • Formulaire 2042 (variante NR) — la déclaration principale. Recense uniquement vos revenus de source française (loyers, pension française, salaires de source française si applicables). Les revenus mondiaux n'apparaissent pas.
  • Formulaire 2044 — revenus fonciers — requis si vous optez pour le régime réel (déduction des charges effectives). Inutile si vous restez en micro-foncier (loyers bruts inférieurs à 15 000 € avec abattement forfaitaire de 30 %).
  • Formulaire 2047 — revenus encaissés à l'étranger — généralement inutile pour un bailleur non-résident dont le seul revenu français est le loyer. Devient pertinent si vous percevez aussi des dividendes ou pensions de source française.

Si le bien est loué meublé (location meublée), vous relevez du régime des BIC (Bénéfices Industriels et Commerciaux), avec le formulaire 2042-C PRO pour le micro-BIC et les formulaires 2031 + 2033 pour le régime réel sous le statut LMNP.

Échéances 2026 pour les non-résidents : la télédéclaration a ouvert le 9 avril 2026 sur impots.gouv.fr. La date limite des non-résidents est alignée sur la zone 1 (départements 01 à 19), soit jeudi 21 mai 2026 à 23 h 59 (heure de Paris). Les déclarations papier sont dues le 19 mai 2026 (cachet de la poste). Les pénalités de l'article 1728 CGI débutent à +10 % pour retard sans mise en demeure et montent à +40 % en cas de non-dépôt 30 jours après mise en demeure.

Pour la mécanique écran par écran d'impots.gouv.fr, voir notre guide de la déclaration de revenus 2026.

Les nouveautés fiscales, expliquées pour expats

1 email court par semaine sur les déclarations, l’impatriation et les erreurs à éviter. Désinscription libre.

Le taux minimum de 20 % (article 197 A CGI)

La règle qui surprend le plus les bailleurs non-résidents primo-déclarants est le taux minimum d'imposition sur les revenus de source française. Au titre de l'article 197 A du CGI :

  • Un plancher de 20 % s'applique sur la fraction du revenu imposable jusqu'à 29 579 € — la limite supérieure de la 2e tranche du barème pour les revenus 2025 (revalorisée chaque année par la loi de finances ; chiffres tirés de service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F1419).
  • Au-delà de ce seuil, le plancher monte à 30 %.

Ce plancher existe parce que les non-résidents ne profitent pas du barème français de la même manière que les résidents. Le calcul progressif (0 % / 11 % / 30 % / 41 % / 45 %) reste appliqué, mais si le résultat est inférieur à 20 % (ou 30 %, selon le seuil), le fisc applique le plancher à la place.

La porte de sortie : le taux moyen. Le même article 197 A vous permet de demander que le fisc applique votre taux moyen mondial — calculé comme si vous étiez résident français sur l'ensemble de vos revenus mondiaux — si ce taux est plus favorable. Pour le réclamer, vous cochez la case 8TM sur le formulaire 2042 et fournissez un justificatif de vos revenus mondiaux (généralement votre déclaration fiscale étrangère). Pour les non-résidents à revenus modestes (petite pension britannique, Social Security américain seul), le taux moyen est souvent bien inférieur à 20 %, et l'ignorer revient à payer plusieurs centaines d'euros de trop chaque année. La doctrine officielle et des exemples chiffrés figurent dans BOI-IR-DOMIC-10-20-10 sur le Bulletin officiel des finances publiques.

Prélèvements sociaux : la fracture UE/EEE

En plus de l'impôt sur le revenu, les loyers français supportent normalement des prélèvements sociaux à 17,2 % — décomposés en CSG 9,2 %, CRDS 0,5 % et prélèvement de solidarité 7,5 % (article L136-7 du Code de la sécurité sociale).

Pour les non-résidents, la situation se sépare selon la ligne UE/EEE/Suisse, à la suite de l'arrêt de Ruyter de la CJUE (C-623/13, 2015) et de la réponse française dans la Loi de financement de la sécurité sociale 2019 :

  • Les non-résidents en UE, EEE ou Suisse affiliés au régime de sécurité sociale de leur pays de résidence ne paient que le prélèvement de solidarité de 7,5 %, pas les 17,2 % complets. Codifié à l'article L136-7-I bis du Code de la sécurité sociale. Pour en bénéficier, on coche la case 8SH/8SI sur le formulaire 2042, déclarant l'affiliation à un régime non-français de l'UE (typiquement NHS pour les cas britanniques pré-2021, AOK pour l'Allemagne, INPS pour l'Italie, etc.).
  • Les non-résidents hors UE/EEE/Suisse (États-Unis, Canada, Australie, Royaume-Uni post-Brexit hors accord de coordination spécifique, etc.) paient les 17,2 % complets.

L'impact pratique est important : sur 15 000 € de revenus locatifs nets, l'écart est d'environ 1 455 € par an (9,7 % × 15 000 €). Les bailleurs britanniques dont l'affiliation au National Insurance est reconnue au titre du Protocole sur la coordination de la sécurité sociale annexé à l'accord de commerce et de coopération UE-Royaume-Uni (entré en vigueur le 1er janvier 2021) peuvent toujours bénéficier du taux de 7,5 % — mais l'affiliation doit être prouvée, généralement par un formulaire A1 ou son équivalent britannique (CA3837 / S1). Les dispositions de coordination sociale du Protocole sont synthétisées sur service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F562.

Représentant fiscal — en avez-vous besoin ?

Avant 2015, le droit français imposait à tout contribuable non-résident au-delà d'un certain seuil de désigner un représentant fiscal — personne ou structure résidente en France qui recevait la correspondance et engageait sa responsabilité solidaire. La Loi de finances rectificative pour 2014 (n° 2014-1655 du 29 décembre 2014, article 62) a supprimé cette obligation pour les résidents de l'Union européenne, de l'EEE et de tout pays ayant signé avec la France une convention d'assistance administrative en matière fiscale et une convention de recouvrement. Le changement a été déclenché par la jurisprudence européenne (CJUE C-678/11 Commission c. Espagne) et la procédure d'infraction de la Commission européenne contre la France.

Aujourd'hui, en pratique :

  • Résidents UE/EEE : pas de représentant fiscal requis pour les déclarations annuelles d'impôt sur le revenu.
  • Résidents britanniques (post-Brexit) : techniquement hors UE mais couverts par l'accord d'assistance administrative France-Royaume-Uni ; un représentant n'est pas obligatoire pour l'impôt sur le revenu, même si certains notaires en réclament toujours un par habitude lors des ventes.
  • États-Unis, Canada, Australie, Suisse et la plupart des autres pays : dépend du contenu de la convention bilatérale (clauses de recouvrement mutuel). La convention franco-suisse de 1966 le permet ; le Canada et l'Australie partiellement. La liste de référence est tenue à jour sur impots.gouv.fr — Dois-je désigner un représentant fiscal ?
  • Ventes immobilières au-delà de 150 000 € par des non-résidents hors UE/EEE : un représentant fiscal reste obligatoire au stade notarial au titre de l'article 244 bis A du CGI, et le notaire ne signera pas l'acte sans. Les prestataires habituels facturent 0,4 à 1 % du prix de vente.

Pour les déclarations annuelles de revenus locatifs, la majorité des propriétaires étrangers actuels — britanniques, UE et résidents américains — déclarent directement en ligne via le SIPNR sans représentant.

Configuration de la première année : le plan à 90 jours

Si 2026 est l'année où vous devenez bailleur français — par achat, héritage ou départ à l'étranger en gardant un bien jusque-là occupé — les 90 premiers jours fixent la trajectoire pour la suite.

Jours 1–7 : identifiez votre statut fiscal. Faites tourner le test de l'article 4 B en toute honnêteté. Si vous passez plus de 183 jours par an en France, plus de la moitié de votre activité professionnelle s'y exerce, ou votre famille y vit, vous êtes résident et le SIPNR ne s'applique pas — déclarez à votre service départemental habituel. Sinon, vous êtes non-résident et le SIPNR est votre service des impôts à vie (jusqu'à changement de situation).

Jours 8–30 : obtenez un numéro fiscal si vous n'en avez pas. Utilisez le formulaire de demande sur impots.gouv.fr. Joignez l'acte de vente du notaire si l'achat est récent. Le numéro arrive par courrier à l'adresse que vous indiquez.

Jours 30–60 : choisissez votre régime locatif. Le nu relève du micro-foncier par défaut (abattement forfaitaire de 30 %, simple) jusqu'à 15 000 € de loyers bruts, puis bascule en régime réel (déduction des charges réelles : intérêts d'emprunt, travaux, assurance, taxe foncière). Le meublé relève du micro-BIC par défaut (abattement de 50 %) jusqu'à 77 700 €, puis du régime réel sous LMNP. La directionnalité du verrou compte : opter pour le régime réel à partir du micro-foncier vous lie au régime réel pendant 3 ans au titre de l'article 32-4 CGI, et l'option se renouvelle tacitement ensuite sauf renonciation expresse. À l'inverse — repasser au micro-foncier — est automatique l'année où vos loyers bruts retombent sous 15 000 €, sans formalité. Pour le LMNP meublé, l'option pour le régime réel au titre de l'article 50-0 CGI est annuelle et se reconduit tacitement, donc le verrou est nettement moins fort que côté nu. Pour la matrice de décision complète meublé / non meublé spécifique aux propriétaires étrangers, voir notre guide de décision meublé ou non meublé.

Jours 60–90 : organisez vos justificatifs. Le fisc peut ne rien demander cette année, mais s'il le fait (les redressements DGFiP ont progressé de 9,9 % en 2024 pour atteindre 16,7 milliards d'euros, selon le rapport d'activité DGFiP 2024 publié en juin 2025), il demande bail, quittances de loyer mensuelles de l'année, reçu du dépôt de garantie, état des lieux d'entrée et de sortie en cas de fin de bail, avis de taxe foncière, attestation d'assurance (PNO), et relevés bancaires montrant les loyers reçus. Des fichiers éparpillés entre e-mails et boîtes à chaussures sont un problème à 200 km du bien ; le stockage centralisé est ce qui sauve des heures sous contrôle. Un dossier cloud bien rangé suffit ; le tableau de bord web AdminLanding pour la gestion locative fait la même chose avec les documents pré-générés et regroupés par bail — utile pour un bailleur non-résident qui doit faire le travail de back-office sans bureau français où s'asseoir.

Pour le choix opérationnel entre engager un mandataire de gestion et auto-gérer à distance (signatures eIDAS, lettre recommandée électronique, règles d'adresse de notification), voir notre guide de gestion à distance.

À garder en favoris, pas par cœur : le numéro du SIPNR (+33 1 72 95 20 42), la page officielle non-résidents sur impots.gouv.fr, la ligne juridique gratuite de l'ANIL sur anil.org, et la section RFPI du BOFiP.

Là où l'organisation paie

La plupart des erreurs évitables dans cette population viennent d'un dossier mince, pas d'une mauvaise compréhension de la loi. Le taux minimum de 20 % est sans ambiguïté ; l'adresse du SIPNR se google ; la fracture des prélèvements sociaux tient en deux paragraphes du Code de la sécurité sociale. Ce qui se passe mal, c'est l'appel de mai du service des impôts qui demande la ventilation charges récupérables / charges non-récupérables sur la déclaration au régime réel — et le bailleur, dans un autre pays, dans un autre fuseau horaire, qui essaie de reconstituer douze mois d'archives à partir de fils de discussion par e-mail.

Une règle simple coupe la majorité de ces appels : chaque document qui touche au bail va dans un seul endroit au moment où il est créé. Le bail, signé et daté. Le reçu de dépôt de garantie. Chaque quittance mensuelle, même celles que le locataire n'a pas demandées. L'état des lieux d'entrée. Toutes les factures payées sur le bien — travaux, assurance, charges de syndic, taxe foncière. Les changements de locataire (avenant, congé, restitution de dépôt). Trois ans plus tard, quand le fisc déclenche un contrôle sur l'année 2026 (la fenêtre de contrôle classique au titre de l'article L169 du Livre des procédures fiscales), le dossier est prêt.

Pour les bailleurs non-résidents en particulier, les surfaces de back-office comptent plus que les surfaces de terrain. Les outils qui aident ici incluent la gestion locative web d'AdminLanding sur adminlanding.com/gestion-locative, qui génère et range les quittances, les avenants au bail et les états des lieux sous le bail auquel ils appartiennent, et suit désormais les échéances de conformité et d'entretien (chaudière, ramonage, pompe à chaleur/clim, contrôles gaz et électricité, DPE, assainissement) avec des rappels par e-mail — utile quand vous gérez le bien depuis un autre pays. Un dossier cloud bien organisé fait l'affaire aussi — l'enjeu est la centralisation, pas l'outil. L'inverse — douze sous-dossiers, la moitié sur un téléphone, la moitié sur le portable du conjoint — est ce qui coûte des soirées et des frais de contrôle.

Pour le déroulé de la déclaration de mai, suivez notre guide pas à pas de la déclaration française 2026 et, pour le calcul du revenu locatif côté résident (déductions au régime réel, déficit foncier, prélèvements sociaux à 18,6 % sur les revenus locatifs des résidents), GreenDailyFix propose le guide de déclaration des revenus fonciers 2026. Si le bien nécessite une rénovation énergétique pour rester louable au regard du calendrier de décence énergétique (loi Climat et Résilience), le guide MaPrimeRénov' bailleur couvre l'engagement de 6 ans à loyer plafonné et la règle d'information du locataire (AAR) qui accompagnent l'aide publique à la rénovation.

Questions fréquentes

J'ai acheté mon bien locatif français il y a six mois et je n'ai rien déclaré. Suis-je en infraction ?

Probablement pas encore, si l'achat date de 2026 — votre première déclaration est due en mai 2027 pour les revenus 2026. L'achat lui-même ne déclenche pas de déclaration séparée ; le notaire l'enregistre et acquitte les droits d'enregistrement à l'acte. Ce qui compte maintenant, c'est d'obtenir un numéro fiscal (si vous n'en avez pas) et de noter les échéances de mai 2027. Si vous avez acheté en 2025 et déjà perçu des loyers, en revanche, votre première déclaration était due en mai 2026 et vous êtes en retard — déposez dès que possible pour limiter la pénalité à 10 % (article 1728 CGI).

Faut-il déclarer les loyers bruts ou nets ?

Sur le formulaire 2044 au régime réel : loyers bruts perçus moins charges effectives déductibles (intérêts d'emprunt, travaux, assurance, charges de syndic, taxe foncière). Sur le micro-foncier (loyers bruts inférieurs à 15 000 €) : vous déclarez le brut sur le formulaire 2042 case 4BE et le fisc applique automatiquement l'abattement forfaitaire de 30 %. **Opter du micro-foncier vers le régime réel vous lie au régime réel pendant 3 ans (article 32-4 CGI)** ; le retour au micro est automatique dès que vos loyers redeviennent éligibles.

Mon locataire peut-il verser le loyer sur mon compte britannique ou américain ?

Oui. Le pays du compte ne change rien au traitement fiscal français — les revenus sont de source française parce que le bien est en France, pas parce que le loyer est versé sur tel ou tel compte. En revanche, vous devez déclarer chaque compte étranger recevant les loyers sur le formulaire 3916 si vous êtes résident fiscal français ; les non-résidents ne déclarent pas le 3916 pour leurs comptes domestiques.

Je suis citoyen américain. FATCA change-t-il la donne ?

FATCA est une obligation américaine, pas française. Elle impose aux établissements financiers étrangers de déclarer vos comptes à l'IRS — elle ne change pas votre déclaration française. En tant que non-résident en France avec résidence fiscale américaine, vous déclarez auprès du SIPNR pour les loyers français, vous demandez le crédit pour impôt étranger sur votre déclaration américaine (Form 1116) et vous bénéficiez de la règle situs de la convention fiscale franco-américaine sur les revenus immobiliers. La plupart des bailleurs américains de biens français déposent les deux : la déclaration française au SIPNR, la déclaration américaine avec le crédit.

Faut-il un numéro SIRET ?

Uniquement si vous louez en meublé sous le statut LMNP — auquel cas l'inscription au Greffe du Tribunal de Commerce produit un SIRET, utilisé sur le formulaire 2042-C PRO. Les bailleurs nus (revenus fonciers) n'ont pas besoin de SIRET ; l'activité est traitée comme un revenu patrimonial, non commercial.

Continuez votre lecture

Pour plus de conseils pratiques sur ce sujet, explorez nos articles connexes :

  • Droits du locataire : dépôt de garantie, réparations et la preuve écrite qui fait gagner
  • Rent by AdminLanding : la grosse mise à jour 2026 pour bailleurs
  • Impôt locatif du bailleur non-résident : le guide de déclaration 2026 (2044 / 2042)
  • Fiscalité LMNP 2026 : micro-BIC ou régime réel, comment choisir

Outil AdminLanding

Gérez votre location française depuis votre mobile

Rent — Bail, Quittance, Loyer génère baux ALUR, quittances, états des lieux numériques et 21 documents locatifs, plus le suivi des échéances de conformité et d'entretien (chaudière, ramonage, pompe à chaleur/clim, contrôles gaz et électricité, DPE, assainissement) avec rappels par e-mail — signature eIDAS, bilingue FR/EN. Premier bien gratuit — 10 documents inclus, puis 49€/bien (50 documents), 39€ par bien supplémentaire. Sans abonnement.

Découvrir Rent — Bail, Quittance, Loyer

Conclusion : Être bailleur non-résident en France est exigeant en formalités mais juridiquement bien cartographié : le SIPNR est le bon interlocuteur, l'article 197 A fixe le plancher à 20 % / 30 % au-delà de 29 579 €, l'affiliation UE/EEE/Suisse vous donne le taux social de 7,5 %, et le représentant fiscal n'est plus exigé pour la plupart des propriétaires étrangers. Le vrai travail est de back-office : chaque document classé sous le bail au moment où il est créé, chaque facture du bien, chaque modification de bail rangée au moment opportun. Trois ans plus tard, quand le fisc demande, le dossier est prêt.

Outil AdminLanding

Gérez votre location française depuis votre mobile

Rent — Bail, Quittance, Loyer génère baux ALUR, quittances, états des lieux numériques et 21 documents locatifs, plus le suivi des échéances de conformité et d'entretien (chaudière, ramonage, pompe à chaleur/clim, contrôles gaz et électricité, DPE, assainissement) avec rappels par e-mail — signature eIDAS, bilingue FR/EN. Premier bien gratuit — 10 documents inclus, puis 49€/bien (50 documents), 39€ par bien supplémentaire. Sans abonnement.

Découvrir Rent — Bail, Quittance, Loyer→

Restez informé

1 conseil par semaine, pas de spam.

À propos de l'auteur :

Julien Maurice est le fondateur d'AdminLanding et rédige les guides éditoriaux d'ExpatAdminHub sur la vie d'expatrié européen, le travail frontalier France-Suisse et les démarches administratives françaises. Contact : [email protected]

Articles connexes

Droits du locataire : dépôt de garantie, réparations et la preuve écrite qui fait gagner
Housing•8 juin 2026

Droits du locataire : dépôt de garantie, réparations et la preuve écrite qui fait gagner

Trois recherches vous ont probablement amené ici : « propriétaire ne rend pas le dépôt de garantie, que faire », « comment forcer mon propriétaire à faire des travaux », ou « mon préavis de départ n'est pas pris en compte ». Ce sont les litiges locatifs les plus fréquents — et les plus stressants — et ils ont tous un point commun discret : le locataire qui détient une trace écrite, datée et prouvable gagne presque toujours. La loi du 6 juillet 1989 protège réellement les locataires, mais elle ne vous sert que si vous pouvez prouver ce qui s'est passé, et quand. Ce guide explique, de façon claire et exacte, comment récupérer votre dépôt de garantie, obliger votre propriétaire à réaliser les réparations qui lui incombent, donner congé dans les règles, et utiliser l'état des lieux comme preuve — puis comment garder tout cela au même endroit, daté et exportable.

Lire l'article
Rent by AdminLanding : la grosse mise à jour 2026 pour bailleurs
Housing•8 juin 2026

Rent by AdminLanding : la grosse mise à jour 2026 pour bailleurs

Si vous gérez vous-même votre location sans agence, vous savez que le vrai travail n'est pas d'encaisser le loyer : c'est le bail, la quittance de loyer chaque mois, l'état des lieux, le dépôt de garantie, et ce filet continu d'échéances que personne ne vous rappelle. Rent by AdminLanding (nom complet Rent — Bail, Quittance, Loyer) vient de livrer une mise à jour importante, à la fois sur ses applications mobiles (iPhone + Android) et sur son back-office web sur adminlanding.com. Le message pour le bailleur particulier est simple : vous pouvez désormais piloter une location de bout en bout, automatiser la quittance mensuelle, tout centraliser au même endroit, éviter les oublis et les erreurs — et faire l'économie des 6 à 10 % de frais d'agence que coûte un mandat de gestion. Ceci est un guide nouveautés : ce que la mise à jour ajoute, ce que fait chaque surface, et combien ça coûte (le premier bien est gratuit). Pour qui gère seul, c'est la mise à jour qui ferme les derniers trous.

Lire l'article
Impôt locatif du bailleur non-résident : le guide de déclaration 2026 (2044 / 2042)
Housing•15 mai 2026

Impôt locatif du bailleur non-résident : le guide de déclaration 2026 (2044 / 2042)

Si vous vivez à l'étranger et louez un bien en France, la France impose ces loyers — quel que soit votre pays de résidence fiscale. Les règles qui piègent les bailleurs non-résidents sont précises : quel formulaire déposer, le taux minimum de 20 %, le taux de prélèvements sociaux qui dépend de votre pays d'assurance maladie, et la convention fiscale qui évite la double imposition. Ce guide détaille la déclaration 2026 de bout en bout, pour une location vide imposée en revenus fonciers. (La location meublée suit les règles distinctes LMNP/BIC.)

Lire l'article