Côté français, les communes proches de Genève, Lausanne et Bâle subissent une tension rarement vue :
- entre 8 et 14 % de hausse des loyers sur 2024–2025 dans de nombreuses villes frontalières,
- achats massifs de résidences principales par des salariés suisses,
- quasi-disparition des maisons familiales dans certaines communes à moins de 45 minutes des grands pôles.
Les maires de Saint-Julien-en-Genevois, Annemasse, Thonon ou Ferney-Voltaire alertent ouvertement : ils n’ont plus la capacité d’absorber indéfiniment la croissance du nombre de frontaliers sans adapter écoles, transports, hôpitaux et réseaux d’eau.
Pour 2025, plusieurs pistes sont sur la table :
- quotas sur le logement social attribué à des ménages frontaliers,
- renforcement des surtaxes foncières et de la fiscalité sur les résidences secondaires,
- encadrement plus strict des locations de courte durée autour de Genève.
Pour un ménage frontalier, cela implique :
- de prévoir un budget logement plus élevé qu’il y a cinq ans,
- d’anticiper de 6 à 12 mois son déménagement,
- d’accepter parfois une ville un peu plus éloignée mais mieux desservie en train.
Pour approfondir les questions de budget énergétique et de charges, vous pouvez relire Budget d’hiver à l’étranger et le guide de fond Préparer l’hiver en Europe : énergie, logement, aides.