Si vous travaillez dans l'un des 8 cantons de l'accord (Berne, Soleure, Bâle-Ville, Bâle-Campagne, Vaud, Valais, Neuchâtel, Jura). Votre salaire n'est imposable qu'en France (accord du 11 avril 1983, art. 1er). Pour que votre employeur suisse ne retienne pas d'impôt à la source, faites viser l'attestation de résidence fiscale 2041-AS par le service des impôts des particuliers (SIP) de votre domicile, puis remettez-la à votre employeur ; elle est ensuite renouvelée sous la forme pré-remplie 2041-ASK, adressée automatiquement lorsque vous remplissez la 2047-SUISSE en ligne ([impots.gouv.fr, « Salariés en Suisse »](https://www.impots.gouv.fr/international-particulier/salaries-en-suisse)). Vous déclarez le salaire sur l'annexe 2047-SUISSE (case « CAS 1 ») : le revenu net qu'elle fait calculer — brut du certificat de salaire, moins notamment les cotisations sociales suisses et de prévoyance obligatoires —, converti en euros (taux de 1,07 pour les revenus 2025), se reporte en lignes 1AG à 1DG de la déclaration 2042, et la ligne 8TJ/8TY (montant en CHF) déclenche l'envoi de la 2041-ASK l'année suivante. L'impôt est payé en France par un acompte prélevé chaque mois sur votre compte bancaire. En contrepartie, c'est la France qui verse aux cantons une compensation financière égale à 4,5 % de la masse des rémunérations brutes des frontaliers ([accord de 1983](https://www.impots.gouv.fr/sites/default/files/media/10_conventions/suisse/suisse_accord-avec-la-suisse-travailleurs-frontaliers_fd_2117.pdf), art. 2).
Si vous travaillez à Genève (ou dans un autre canton hors accord). L'employeur retient l'impôt à la source sur votre salaire. Vous déclarez aussi ce salaire en France, sur la 2047-SUISSE (case « CAS 2 » général) : le revenu converti se reporte en lignes 1AF à 1DF de la 2042 (« salaires de source étrangère ouvrant droit à un crédit d'impôt égal au montant de l'impôt français ») et en ligne 8TK, à condition de disposer du justificatif de l'impôt suisse. Selon la notice, ce crédit d'impôt est réservé aux salaires effectivement soumis au barème normal de l'impôt à la source suisse.
Le statut de quasi-résident (Genève et autres cantons à imposition à la source). Depuis le 1er janvier 2021, une personne imposée à la source peut demander une taxation ordinaire ultérieure (TOU) si au moins 90 % des revenus bruts mondiaux du foyer — y compris ceux du conjoint — sont imposables en Suisse ; la demande doit parvenir à l'administration fiscale cantonale au plus tard le 31 mars de l'année suivante et, une fois déposée, ne peut pas être retirée (LIFD, art. 99a ; ordonnance sur l'imposition à la source, art. 14). La TOU permet de faire valoir des déductions effectives (rachats LPP, 3e pilier, frais de garde…), mais elle peut aussi aboutir à un impôt plus élevé : simulez-la avant de la demander. À Genève, la démarche passe par l'[espace fiscal du canton](https://www.ge.ch/dossier/payer-impots/imposer-source) ; voir aussi notre guide [quasi-résident](/fr/blog/2026-07-07-frontalier-quasi-resident-tax-status-france-switzerland).
Plafond de 40 % de télétravail. Le plafond de 40 % du temps de travail par année civile pour le télétravail depuis la France vient de deux textes : pour les cantons de l'accord de 1983, l'[accord amiable du 22 décembre 2022](https://www.impots.gouv.fr/sites/default/files/media/10_conventions/suisse/accord-amiable-frontaliers-83.pdf) (effet au 1er janvier 2023) ; pour Genève et les autres cantons, l'[avenant du 27 juin 2023 à la convention de 1966](https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000052129841) (en vigueur le 24 juillet 2025, publié en France par le décret n° 2025-838). Jusqu'à 10 jours par an de missions temporaires hors de Suisse comptent dans ce plafond. Les conséquences d'un dépassement dépendent du canton :
- Genève et autres cantons à imposition à la source : au-delà de 40 %, tous les jours télétravaillés — dès le premier — et tous les jours de mission deviennent imposables en France ([ge.ch](https://www.ge.ch/imposition-du-teletravail-personnes-frontalieres/accords-applicables-au-teletravail), mis à jour le 23/04/2026).
- Cantons de l'accord de 1983 : votre salaire est déjà imposé en France ; l'accord amiable ne maintient le régime frontalier que dans la limite de 40 %. Au-delà, ce régime n'est plus garanti et les jours travaillés en Suisse peuvent relever de l'impôt suisse (convention de 1966, art. 17) — vérifiez votre situation auprès de votre SIP et de l'administration fiscale du canton.