Ces trois situations montrent comment les mêmes règles peuvent produire des effets différents.
Cas 1 – Salariée tech basée en Espagne avec employeur allemand
Elle a déménagé à Valence pendant la pandémie et n'a jamais régularisé sa situation. En 2025, les RH demandent de clarifier : soit elle passe sur un contrat espagnol, soit elle revient physiquement plus souvent en Allemagne. L'Espagne peut revendiquer l'impôt et les cotisations si elle y travaille la majeure partie de l'année. La solution consiste à aligner son contrat et sa résidence fiscale sur l'Espagne, éventuellement via un visa nomade espagnol si elle remplit les conditions.
Cas 2 – Consultant freelance vivant en France avec clients britanniques et américains
Il facture ses missions depuis son bureau à Lyon à des entreprises étrangères. S'il passe l'essentiel de l'année en France, ce sont les règles françaises qui s'appliquent pour l'impôt et les cotisations, même si tous ses clients sont à l'étranger. Selon la manière dont il structure son activité, il peut aussi exister un risque d'établissement stable à l'étranger. Nos guides sur la banque et la facturation pour expatriés l'aideront à organiser ses comptes, à commencer par Meilleures banques pour expatriés en Europe 2025.
Cas 3 – Nomade digital conforme en Grèce grâce à un visa dédié
Elle vit à Athènes avec un visa nomade officiel, travaille pour un employeur étranger et paie ses impôts en Grèce. Son statut migratoire et sa protection sociale sont clairs, et elle conserve des preuves de ses entrées et sorties du pays. Elle continue à voyager, mais depuis une base légale solide.