Demandez à dix frontaliers où ils sont résidents fiscaux, la majorité répondra par une adresse : « j’habite près d’Annemasse », « je suis dans le Jura français », « je suis à côté de Nyon ». En droit, la résidence fiscale n’est pas un code postal mais un test. Les administrations examinent : la localisation du foyer, les jours de présence, le centre des intérêts économiques, l’affiliation à un régime de sécurité sociale, parfois même l’école des enfants.
Dans beaucoup de situations transfrontalières, ces éléments ne pointent pas tous vers le même pays. On peut conserver un logement dans l’ancien pays, télétravailler partiellement, cumuler plusieurs lieux de séjour. Si personne ne revoit cette architecture, la paie peut vous traiter comme résident du pays de l’employeur, alors que la convention et le droit interne vous considèrent résident ailleurs.
Le résultat peut être une double imposition, des exonérations manquées ou la perte de régimes d’accueil avantageux. C’est pourquoi les travailleurs mobiles expérimentés commencent par clarifier la résidence à l’aide de repères comme les règles de résidence 2025 et les changements de résidence en 2025, avant de parler déductions.