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Fin de la « Sécu gratuite » pour les étrangers en France : un tournant historique en 2025

Fin de la « Sécu gratuite » pour les étrangers en France : un tournant historique en 2025

Publié le 10 novembre 2025

C’est une petite ligne de loi qui change tout : la France met fin à la « Sécu gratuite » pour les étrangers résidant sans activité professionnelle. Adoptée par 176 voix contre 79, la réforme impose désormais une contribution minimale obligatoire aux retraités étrangers, notamment ceux venus des États-Unis, du Royaume-Uni ou d’autres pays du G20. Derrière cette décision se cache une volonté politique forte — mais aussi une source d’inquiétude pour des milliers d’expatriés installés depuis des années.

1) Ce que dit la loi

Jusqu’ici, la France permettait aux étrangers résidant sur son territoire depuis plus de trois mois d’accéder à la Sécurité sociale via PUMA (Protection Universelle Maladie). Une fois enregistrés auprès de la CPAM, ils bénéficiaient des soins français au même tarif que les citoyens — souvent sans cotisation, s’ils ne travaillaient pas.

La réforme 2025 change la donne. Désormais, tout retraité étranger non actif devra payer une contribution minimale annuelle, dont le montant exact sera fixé par décret au printemps 2026. Le député François Gernigon (Horizons) résume :

« La solidarité nationale ne peut pas être à sens unique. »

Environ 60 000 retraités étrangers seraient concernés (35 % d’Américains, 25 % de Britanniques).

2) Pourquoi maintenant ?

Plusieurs raisons expliquent ce virage :

  1. Coût croissant du PUMA (≈ 800 M€ en 2024).
  2. Inégalités de traitement entre actifs cotisants et retraités non actifs.
  3. Pression politique autour du « tourisme social ».
  4. Contexte européen : Espagne, Portugal, Italie ont des contributions similaires.

La logique : contribution universelle — tout résident stable participe, même symboliquement.

3) Qui est concerné ?

ProfilAncien régimeNouveau régime
-----------------------------------------
Retraités européens avec S1Couvert via le pays d’originePeu/pas d’impact immédiat
Retraités non‑européens (États‑Unis, Canada, etc.)Accès PUMA après 3 moisContribution obligatoire dès 2026
Français revenus sans activitéDroits ouverts par nationalitéAucun changement
Étudiants et actifs étrangersAffiliés par cotisationAucun changement

Les plus touchés : Américains, Britanniques post‑Brexit, certains Suisses hors LAMal FR.

4) Impact concret pour les expatriés

Exemples :

  • Retraité américain à Nice : 500 à 2 000 € par an selon le revenu déclaré.
  • Couple britannique en Dordogne : justificatifs de ressources et participation minimale exigés.
« Nous pensions que la France voulait accueillir les retraités étrangers », témoigne Mike, 71 ans, installé depuis 2012. « On a acheté une maison, on paie nos impôts locaux, et maintenant on nous dit qu’on coûte trop cher. »

5) Et pour les Européens ?

Les citoyens de l’UE sont partiellement épargnés via le S1, formulaire émis par le pays d’origine qui transfère les droits en France.

Attention : le S1 s’applique surtout aux pensions publiques. Les retraités du privé/indépendants devront cotiser localement.

6) Combien cela coûtera‑t‑il ?

Hypothèses :

  • 500 € minimum/an (modèle portugais).
  • Barème progressif selon le revenu mondial déclaré en France.
  • Exonérations possibles pour revenus modestes ou accords bilatéraux (États‑Unis, Canada, Suisse).

Suivi renforcé des déclarations entre impôts et CPAM ; guichet unique pour étrangers en 2026.

7) Réactions : inquiétude et adaptation

Les communautés expatriées s’animent (SurviveFrance, ExpatExchange) :

« Je préfère payer 500 € que perdre la couverture. » — Sarah, Carcassonne
« C’est la fin du rêve français. » — Américain en Dordogne

Certaines agences redoutent un ralentissement des résidences secondaires.

8) Comparaison européenne : la France s’aligne

PaysCotisation minimale santé pour retraités étrangersDétails
------------------------------------------------------------
FranceDès 2026 : contribution PUMA obligatoireMontant par décret
Espagne60–150 €/mois pour non‑résidentsConvenio especial
Portugal5 % du revenu, min ~400 €/anSNS + privé en complément
ItalieCotisation régionale (≈ 500–2 000 €/an)Accès au SSN
AllemagneAssurance obligatoire (publique/privée)Tarifs plus élevés mais standardisés

Tendance : fin de la gratuité totale pour les non‑contributeurs.

9) Solutions et alternatives

  1. Vérifier vos droits S1 (pension publique UE/EEE/CH).
  2. Assurance santé privée/internationale (April, Allianz Care, Cigna, Henner).
  3. Régulariser sa situation fiscale en France ; la contribution s’appuiera probablement sur le RFR.
  4. Envisager les montages FR/CH (LAMal + soins en France).
  5. Séjours < 6 mois : CEAM/GHIC pour soins nécessaires uniquement.

10) Et après ?

Objectif affiché : équité et soutenabilité. En contrepartie, amélioration des démarches PUMA et remboursements internationaux. Campagne d’information multilingue au printemps 2026.

Question clef : la France devient‑elle moins accueillante — ou simplement plus claire sur la responsabilité partagée ?

À retenir

  • Fin de la gratuité PUMA pour retraités non‑UE dès 2026.
  • Contribution minimale obligatoire ; barème à venir.
  • Européens avec S1 épargnés ; autres : cotisation locale.
  • Options : S1, assurance privée, LAMal, résidence fiscale FR.

Liens utiles

  • Service-public.fr – PUMA
  • CLEISS – S1 et coordination européenne
  • Ameli.fr – Assurance maladie pour étrangers
  • April International Health Insurance

Questions fréquentes

Qui devra payer cette nouvelle contribution ?

Les retraités étrangers non européens vivant en France sans travailler seront concernés à partir de 2026, sauf s’ils bénéficient d’un accord bilatéral ou d’un S1 européen.

Les retraités européens sont‑ils concernés ?

Non s’ils disposent d’un S1 valide. Sinon, une cotisation locale via la CPAM sera requise.

Quel sera le montant exact ?

Fixé par décret courant 2026. Les estimations actuelles varient de 500 à 2 000 € par an selon le revenu déclaré.

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Conclusion : La fin de la « Sécu gratuite » marque une évolution du contrat social français. Les expatriés devront désormais participer à un système qu’ils admirent depuis longtemps. La solidarité reste, mais elle devient à double sens. Pour les Européens, le S1 reste un filet précieux ; pour les autres, l’assurance privée redevient une réalité. Le choix n’est plus entre gratuité et exclusion, mais entre contribution et continuité.

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À propos de l'auteur :

Jules Guerini est un guide pour expatriés européens partageant des conseils pratiques et éprouvés pour naviguer la vie à l'étranger. Contact : info@expatadminhub.com

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