Pour un salaire, les conventions posent une règle simple : il est imposable dans l'État de résidence, sauf si le travail est physiquement exercé dans l'autre État, qui peut alors l'imposer (convention [France-Espagne](https://www.impots.gouv.fr/sites/default/files/media/10_conventions/espagne/version-consolidee-de-la-convention-entre-la-france-et-lespagne-modifiee-par-la-convention-multilaterale.pdf), art. 15 ; convention [France-Portugal](https://www.impots.gouv.fr/sites/default/files/media/10_conventions/portugal/nid-13642_convention_avec_le_portugal_modifiee_par_la_cml.pdf), art. 16). Les 183 jours ne servent qu'à une exception : un séjour ne dépassant pas 183 jours dans l'autre État, payé par un employeur qui n'y est pas résident, reste imposé dans l'État de résidence.
Les conventions évitent la double imposition, mais il peut rester des obligations déclaratives dans les deux pays.
Exemple : une salariée d'une entreprise française qui vit au Portugal et télétravaille depuis le Portugal est imposée sur ce salaire au Portugal : l'emploi étant exercé au Portugal, la France ne l'impose pas (convention France-Portugal, art. 16) — sauf pour d'éventuels jours travaillés en France.
Ce système ressemble à la façon dont les indépendants naviguent la TVA transfrontalière—il faut de la clarté sur les deux juridictions.