Le coût n'est pas seulement financier. Il est psychologique.
Beaucoup d'expatriés qui quittent l'Europe après deux ou trois ans citent la même frustration : « Je n'ai jamais eu l'impression de comprendre comment les choses fonctionnaient. Chaque janvier, quelque chose changeait, et personne n'expliquait pourquoi. »
Le système n'a pas été conçu pour les exclure. Il a été conçu pour des gens qui le comprennent déjà — par l'éducation, la famille ou l'immersion culturelle. Les expatriés arrivent sans cette base. Le malaise de janvier est le moment où cet écart devient tangible.
Ceux qui apprennent à traiter le malaise comme une information diagnostique reprennent le contrôle. Ils cessent d'attendre que le système s'explique. Ils vérifient les hypothèses, documentent les divergences et interviennent tôt. Avec le temps, janvier cesse de ressembler à un piège et commence à ressembler à un point de contrôle de routine.
Ceux qui ignorent le signal vivent souvent l'arc inverse. Année après année, le malaise revient. Les explications arrivent tard. Les corrections deviennent plus difficiles. Finalement, ils concluent que l'Europe est simplement opaque, bureaucratique et hostile aux étrangers.
Le système est le même dans les deux cas. La différence est la façon dont les expatriés répondent au chuchotement. Comprendre cette dynamique est exploré dans Pourquoi les expatriés quittent l'Europe après 2-3 ans (et pourquoi d'autres restent).