Quelques scénarios réalistes permettent de mieux se projeter.
Cas 1 – Citoyen britannique installé en France
Un professionnel britannique s'installe à Lyon avec un visa long séjour valant titre de séjour. Avant 2026, il a enchaîné plusieurs séjours touristiques pour chercher un logement. Avec l'EES, ces séjours deviennent plus visibles. Lors du renouvellement de sa carte, l'administration peut vérifier que les périodes de tourisme et de résidence officielle se recoupent correctement.
Cela ne bloque pas son projet, mais rend plus difficile la défense de dossiers flous. Pour comprendre le contexte français plus large (santé, contributions, cartes de séjour), complétez avec notre article Fin de la Sécu gratuite pour les étrangers en France.
Cas 2 – Étudiante américaine en Espagne avec visa d'études
Une étudiante américaine obtient un visa D espagnol, puis une carte de séjour. Chaque entrée ou sortie Schengen est alors rattachée à ce statut. Si elle demande ensuite un autre titre dans un pays voisin, les nouvelles autorités verront comment le précédent a été utilisé.
Pour les aspects logement, santé et fiscalité autour des grands pôles d'expatriation espagnols, reportez-vous à Expats en Espagne 2025 : logement, santé, impôts.
Cas 3 – Frontalier Suisse–France
Un résident suisse prend un emploi en France tout en continuant à vivre près de la frontière. À sa première entrée après la mise en service de l'EES, il enregistre ses données biométriques et ses passages commencent à être tracés. Sur la durée, cet historique rend visible si sa situation correspond bien à un frontalier ou plutôt à une résidence de fait en France.
Si vous êtes dans ce cas, combinez cet article avec notre guide dédié Travailleurs frontaliers France–Suisse et, pour la vue d'ensemble sur les titres de séjour, avec Titres de séjour en Europe 2025.